CHAPITRE 2

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— Bon maintenant, on recommence. Ferme simplement tout ce que tu as ouvert et regarde l'écran de ton iPhone.

Louis glissa son téléphone sous son menton pendant une seconde, remercia l'homme derrière le comptoir pour son café au lait sans sucre parfumé à la vanille et s'éloigna vers une section plus privée du café. À l'autre bout du sans fil, son père avait son propre iPhone à son oreille tandis qu'il jouait avec le iPhone de sa mère, marmonnait pour lui-même en le faisant. Louis attendit.

Est-ce que tu es à l'écran principale ?

Il écouta.

— Bon. Est-ce que tu vois l'icône de l'application ?

Il cligna des yeux.

— Qu'est-ce qu'une icône ? Eh bien, c'est juste un de ces petits symboles sur l'écran principal du téléphone. Ouais, ça. Bon. Appuie sur ça.

Il attendit de nouveau.

— Tu dois maintenant faire une recherche pour l'application Kindle... Une recherche ? Tu n'as qu'à taper ce que tu recherche. Ça ressemble à... un espace vide où il faut tape quelque chose. Comme la barre Google. Oui. Il y a une loupe. Bon. Alors, appuie sur la barre de recherche puis tape Kindle.

Louis prit une seconde pour boire de petites gorgées de son café, ferma ses yeux en appréciant le délicieux et chaud réconfort qu'il lui procurait puis continua d'écouter son père à l'autre bout du fil.

— Ça devrait être gratuit. Oui. Appuie sur ça.

Louis leva les yeux alors qu'un autre groupe de personne entrait dans le café. La brume fraiche de Portland, dans l'Oregon, suivit le groupe en tourbillonnant derrière lui. En réaction, toutes les personnes présentes dans le café se recroquevillèrent dans leurs chandails pendant un moment alors que les portes laissaient entrer le froid de décembre.

La porte se ferma derrière les nouveaux venus, mais s'ouvrit ensuite de plus belle, provoquant presque un gémissement collectif des clients du café. Mais lorsque Louis vit qui venait de franchir la porte, son estomac se noua et une réaction chimique se produit dans son cerveau. Il était vraiment beau. Il était à l'autre bout du café, mais il pouvait tout de même voir que ses yeux étaient frappant et distinctifs. Des yeux marrons, peut-être ; il était difficile de l'affirmer à cette distance. Ou plus foncé que marrons avec du doré. Louis avait une fixation sur les yeux. Rien ne le faisait autant fondre qu'une paire de yeux intenses. 

L'homme s'avança pour que la porte puisse se fermer derrière lui, puis il jeta un regard aux clients du café. Lorsque vint le tour de Louis, il fit une pause et leurs regard se croisèrent. Il sentit quelque de chaud parcourir son torse. Marron foncé, alors.

Mais son père lui disait quelque chose au téléphone.

— Qu'est-ce que tu viens de dire papa ?

Il baissa les yeux puis releva son regard, se rendant compte que l'étranger le regardait encore. Il sourit en exposant de magnifiques dents blanches. La chaleur réchauffa le visage de Louis et il se hâta de baisser les yeux vers le sol. Stupide, pensa-t-il. Tu aurais au moins pu lui rendre son sourire.

— Oui, tu devras inscrire ton mot de passe, dit-il dans son téléphone avec l'impression d'être déchiré entre deux réalités. Je ne sais pas ton mot de passe. Non papa. Tu ne t'en souviens pas ? Tu veux peut-être faire quelque essais ?

Louis se mordit la lèvre. Quelque chose s'esquivait.

Il se risqua une fois de plus à lever les yeux pour constater que le beau nouveau venu était maintenant au comptoir en train de commander sa propre boisson. Il eut donc l'occasion de l'examiner de la tête au pied. Il était grand et mince, et avait de belles épaules. Une mâchoire et un menton efféminés. Des cheveux ébènes coupés élégamment... Il fronça les sourcils.

Le Roi Vampire [L.S]Lisez cette histoire GRATUITEMENT !