Chapitre 34.

Depuis le début

Je n'arrive pas à le croire, malgré son regard meurtri. Je tourne les talons et pars en direction de Dylan pour sortir de ce parc et m'éloigner de lui le plus rapidement possible.

— Calliope ! il hurle derrière moi mais je ne prends pas la peine de me retourner.

— Attends putain !

J'entends des pas précipités derrière moi et il me retourne brusquement. Je me retrouve face à son air de détresse et à sa panique.

Ne me quitte pas, sa voix est étranglée par un sanglot et je prends le peu de force qu'il me reste pour ne pas me remettre à pleurer et ne pas paraître aussi détruite que je le suis intérieurement.

— Dis moi ce que je peux faire. Je ferai tout, dis le moi juste..., il semble complètement perdu, ses paroles sont confuses.

— Il n'y a rien que tu puisses faire, c'est fini. je dis froidement.

— Non...

Il pousse une sorte de cri de détresse. Il tente d'attraper mon bras et encore une fois je me détache brutalement. Il a besoin d'un contact physique pour m'avoir, pour que je sois à lui, pour se rassurer, mais je ne le laisserai pas faire. Cette fois, il est allé beaucoup trop loin.

— Ça s'est fini au moment où tu as pris la décision de faire ce pari.

Mon ton est cassant et je vois quelque chose se briser dans ses yeux alors que je tourne une nouvelle fois les talons et le laisse au milieu de la foule qui s'est rassemblée pour profiter du spectacle.  Parce que c'est ce que c'est pour lui : un putain de spectacle ! Un jeu dans lequel il joue un rôle pendant que moi, je suis sincère. Je lui ai donné ma virginité ! Un cadeau que je réservais à quelqu'un qui m'aimait vraiment !

Je cours en direction de la sortie et m'asseois sur le premier banc que je vois. Je pose la tête sur mes genoux et évacue toutes mes larmes. Je l'aime tellement. Je ressens une profonde douleur. Je sors mon téléphone et  apelle Aby qui ne décroche pas. Mes larmes redoublent alors que je compose le numéro de James.

— Allô ? Calliope ? sa voix me fait du bien.

— James ? je dis dans un sanglot.

— Calli ça va ? Tu es où ? il comprend que je ne vais pas bien, je lui indique l'endroit où je suis et l'attends.

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Pdv Evan.

Bam. Bam. Bam. Bam.

Je frappe ce putain de punching ball pour évacuer ma colère.

Bam. Bam. Bam.

J'imagine la tête de Dylan à la place du sac et mes coups redoublent. Ce connard n'avait pas le droit de nous détruire !

Puis c'est celle de James qui remplace celle du blond. Il l'avait prise dans ses putains de bras. Je les ai vus quand je suis sorti pour aller la chercher, sur le banc. Elle était  en train de pleurer et lui la prenait dans ses bras pour la rassurer.

Ça m'a détruit. Encore plus que je ne l'étais déjà. Je voulais lui dire de dégager que c'était à moi de la prendre dans les bras, que c'était la mienne. Puis je me suis rappelé que si elle pleurait c'était de ma faute. Que j'étais un putain de connard qui lui avait menti. Pas sur tout. J'ai été sincère sur mes sentiments, mais elle ne m'a pas cru, elle m'a frappé, empêché de la prendre dans mes bras alors que c'était tout ce que je voulais. La serrer contre moi et lui murmurer que tout allait bien se passer. Je lui aurais dit à quel point je l'aime et tout serait redevenu comme avant. J'ai été bête de croire que ça marcherait.

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