Chapitre 2

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Le temps s'écoule, les jours passent, et tout semble encore éphémère. La vie douce, semble s'effacer, les pleurs de l'enfant né déchirent la nuit, dans ce monde absurde. Il ne voit pas encore, mais on sait qu'il est plein de stupéfaction pour le monde qui l'entoure. L'Homme né de l'enfant, la stupidité né de l'intelligence, et tout recommence, la stupidité amène les hommes à faire des erreurs, alors ils cherchent à préserver l'enfant le plus longtemps possible, pour qu'il apprenne la vie plus vite que l'Homme ne vient. Sur l'enfant on repose l'avenir, mais bien souvent, l'Homme apprenant à l'enfant, lui montre sa stupidité, et il l'apprend. Les hommes alors, on abandonné l'enfant, le laissant seul, livré à lui même, pariant sur le fait qu'il réussirait à survivre, pariant sur les choix de celui-ci, et ils prièrent. Une prière commune à tous, une pensée forte, suivant le même chemin que l'enfant qui grandit et apprend. La vie lui apprend, elle, à compter sur lui-même, à ne pas se décourager, elle a été sa mère, et elle le restera tout au long de sa vie. Il la chérie plus que tout, il avance doucement, il comprend l'importance de ses choix, des actions des autres sur sa vie. Il s'isole, voulant contrôler entièrement sa propre vie, sans que les autres influent sur elle. Il méprise les pauvres fous qui croient que leur vie ne vaux rien. Il ne peux qu'avancer, encore et toujours sur le chemin qu'il se trace, restant seul avec sa vie pour seule compagnie, mais il n'est pas triste, il rit, il sourit, cela lui suffit. Treize ans passèrent depuis le début de son existence, le contact humain, une notion abstraite pour lui. Il ne connait pas les hommes, mais il connait leur vie, car elle est mère de tous, nous soutenant tout au long de notre périple, elle grandit, s'affirme, et au fur et à mesure du temps, s'éteint, doucement. Mais la vie se renouvelle, encore, pour toujours, en tout un chacun. Elle suit son cours, tout comme nous, qui, doucement avançons et nous renouvelons. L'esprit humain amène le garçon à changer, à vouloir aller plus loin. Devient-il l'Homme que tous voulaient lui éviter d'être ? On ne peut le savoir ! Qui est-il vraiment, lui qui doucement nous surpasse tous, apprend tout de lui même, voulant tout savoir pour ne pas commettre les erreurs passé. Il les connaît tous, ces pêchés, ces tromperies, ces violences, qui ont poussé l'Homme à devenir stupide et mauvais. Lui, ne veux pas, il sait que tout n'est pas toujours prévisible, une situation nouvelle peut tout faire changer, mais il attend, patiemment. Dans cette attente, il voit le monde sous tous ses angles, il veut le voir dans son entièreté, pour le comprendre, lui et son fonctionnement complexe. Il veut pouvoir ne pas être désorienté et confus, si une nouvelle situation venait se présenter à lui. Il peut, il le sait, avoir ce que tous voulaient, la connaissance incommensurable qui vous fait tout voir. Il le sait car il la connait, la côtoie tout les jours, il la possède presque entièrement, mais il ne cherche pas à l'avoir. Elle c'est un jour présentée à lui, lui qui n'a, contrairement aux autres humains, jamais cherché à la posséder. Souvent il entend quelqu'un l'appeler, la connaissance lui dit que c'est sa mère, mais pour lui, ça seule mère, la vie, ne l'appelle jamais ainsi. Cependant, il sait qu'il se trompe, ce n'est en effet pas la vie qui l'appelle, mais une autre mère, celle qui l'a mis au monde,

celle qui a suée sang et eau pour lui donner vie. Elle crie désespérément son nom, elle pleure et supplie le ciel pour que son enfant de vingt ans à ce jour, soit en bonne santé et lui revienne. Pourquoi ne vient-elle pas le chercher si elle se fait tant de soucis pour lui ? Cette question le taraudait depuis la première fois où il l'avait entendu. Cherchant par vent et marais sa trace, illisible, invisible, le temps passa bien trop vite, peut-être était-elle morte, cette simple pensée lui fit froid dans le dos. Pourquoi ? Il ne la connaissait pas, elle l'avait abandonné, pariant sur sa survie, à son premier jour, le laissant là, sans la moindre connaissance du monde. Il pleurait, sans vraiment savoir pourquoi, la peur était un sentiment qu'il ne connaissait que de nom, mais il sut immédiatement ce que c'était. La vie partait forcément un jour, il lui demandait si elle c'était retirée de sa mère, mais pour seule réponse il entendit l'écho de sa propre voix. La rage, ce sentiment obscur qu'il ne pensait jamais ressentir, l'enveloppait avec une telle intensité que s'en fut déconcertant. Il suppliait le ciel à son tour, voulant ré-entendre la voix si douce de sa mère, dont il avait pour seule souvenir une berceuse, alors il la chanta

Mon enfant, doucement, tu t'endors,
La vie te porte et te berce,
Sur le chemin du pays des songes,
Vers le paradis des rêves,
Sagement tu dors, paisiblement tu aimes,
Mon enfant, doucement, tu sombre dans les rêves,
Et silencieusement, dans le bruit du vent,
Tu laisse tes rêves se faire porter
Et pour toujours ta vie, d'amour et de rêve sera remplie,
Grâce à l'écho de nos cœurs,
Que je garde précieusement réunis,
Pour que tu t'endormes, sagement, paisiblement,

Bonne nuit !


Et il chanta, avec l'espoir que les cœurs en se jour réunis, rassembleront aussi les corps. Il chanta, dans la patience du silence qui l'entourait, il chantait, attendant sagement, paisiblement, l'écho de sa voix, pour pouvoir enfin vivre le bonheur. Alors je prie silencieusement, pour que l'enfant né en une période de froideur intense, retrouve avant le début de l'hiver nouveau, celle qui l'appelle en pleurant, des larmes chaudes et pleines de patience.






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