Chapitre 40

349 21 3

Je me réveillais en pleurant. Sans savoir pourquoi... Ce n'était pas la première fois que cela arrivait depuis la... enfin, quand j'avais cru mon père mort. J'essuyais rapidement mes larmes avant de fermer mes yeux à nouveau.

Je sentais mon corps trembler. C'était nouveau pour moi... Je n'avais pas l'habitude... de me sentir aussi fragile.

Ma chambre était plongée dans une semi obscurité qui était rassurante en elle-même. Je pouvais voir les reflets et j'étais certaine qu'il n'y avait personne dans ma chambre, je ne risquais rien. C'était l'avantage de la lumière des lampadaires du parking sur lequel donnait la fenêtre de la chambre que j'occupais.

L'hôpital n'était pas silencieux. Il y avait des bruits en fond sonore, j'entendais des machines dans les chambres d'à côté, les médecins et infirmières qui se déplaçaient en discutant doucement.

Moi qui détestais l'univers médical, pour une fois, je me sentais bien. En sécurité. Je réussi à calmer mes tremblements peu à peu et je glissais à nouveau dans le sommeil.

- A nous deux Poupée.

Il m'avait enfin détachée de cette chaise. Mes coupures s'étaient peu à peu refermées. Mais je me sentais toujours un peu malade. J'avais crié de douleur quand il avait arraché le scotch et il avait pris un malin plaisir à faire durer cela. Il m'avait balancé sur le sol. Et, craintive, j'avais reculé le plus loin possible de lui.

Mais ce ne serait jamais assez loin...

Il me faisait du mal pour le plaisir. J'avais dit tout ce que je savais. Il savait que je ne pourrais rien dire d'autre. Mais il continuait...

J'étais recroquevillée dans l'angle du hangar, repliée sur moi-même, guettant ce qu'il faisait. Il avait encore sorti son couteau. Je tremblais de peur. Les larmes coulaient sans discontinuer sur mon visage. Mon cœur battait si vite que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine.

Il approcha la lame de mon visage, la faisait glisser, me griffant la joue avec. Je tremblais. Et puis sans prévenir il planta le couteau dans mon épaule. Je criais.

Un bruit me réveilla soudainement. Et je compris que c'était ma voix. J'avais crié dans mon sommeil, comme dans mon cauchemar. J'étais en nages, je paniquais.

- Tegan ! Tout va bien, je suis là.

Ronan me pris dans ses bras. Je m'accrochais à lui comme à une bouée de sauvetage, laissant libre cours à mes émotions.

Il glissa sa main dans mon dos, me caressant lentement comme pour me rassurer. Et cela fonctionnait. Je finis par arrêter de pleurer et par me calmer.

L'aube se levait quand je finis par redresser la tête. Ronan me dévisagea un peu, pour voir mon état. Je n'osais imaginer ma tête... J'avais eu un bref aperçu des bleus et points de sutures mais désormais je devais avoir les yeux gonflés par mes pleurs...

- Mais qu'est-ce que tu fais là Ronan ? Tu n'as pas le droit... Ce n'est pas l'heure.

Mais je ne comptais pas le mettre dehors. Pas cette fois. J'étais soulagée qu'il ait été présent quand je m'étais réveillée.

- J'ai une plaque, j'ai tous les droits, dit-il avec un petit sourire en coin.

Je pouffais.

- J'avais peur que tu n'arrives pas à dormir. Je sais que tu détestes les hôpitaux, et les médecins. Tu me l'as assez fait savoir la dernière fois qu'on a passé la nuit dans un lieu pareil, Teg. Je voulais pas que tu te réveilles toute seule ici.

Tegan, fille de flicLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant