Chapitre 37

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Il s'approcha encore plus de moi. Je n'appréciais pas de voir mon espace vital envahi comme cela. Mais il y avait tellement de choses que je n'aimais pas à l'heure actuelle... Je suppose que cela ne changeait rien.

Il leva le bras vers moi et je sentis son poing s'abattra sur mon visage deux fois de suite. Je n'avais même pas encore vraiment commencé à me rebeller... C'était quoi sa logique ? Depuis quand on frappe quand l'otage n'avait encore rien fait ? Je me sentais presque outrée d'être maltraitée alors que je n'avais encore rien fait. Ce n'était pas normal. Mon cerveau avait probablement grillé...

Les deux blessures, à la lèvre et à l'arcade, s'étaient rouvertes sous les coups. Je grimaçais de douleur en sentais le sang couler le long de mon visage. Et mince... Ce n'était pas bon cela... J'étais dans une très mauvaise posture...

- Bien. Ce n'était qu'une mise en bouche, je suis capable de te faire beaucoup plus mal petite princesse.

Il avait fini avec ses surnoms ! Non mais... Je faillis me mettre à pleurer. Mon père m'appelait comme cela. J'étais sa petite princesse... Cet homme m'avait pris mon père, il n'avait pas le droit d'utiliser ce nom avec moi. Mais il s'en fichait pas mal.

- Alors, première question : où es ton père ?

- Tiens tiens. Je crois que vous avez oublié le surnom à la noix que vous ajoutez toujours à la fin de chaque phrase.

Ma réplique était sortie toute seule... Décidemment, je ne devais pas avoir beaucoup d'instinct de survie... Mettre cet homme hors de lui n'était certainement pas la meilleure des idées que j'ai jamais eue... Dans les films d'horreurs, c'était toujours celle qui faisait la maligne qui se faisait descendre en premier. Je ferais bien de me taire.

- Réponds à la question, Baby.

Je frissonnais de peur. Mais je n'ouvris pas la bouche. Je n'allais pas répondre. Je ne comprenais pas pourquoi il posait la question. Normalement, il aurait dû être persuadé que Pap's était mort. Il l'avait fait exploser dans un hangar comme celui-ci, du peu que je savais.

Une petite voix en moi retentit, me disant que, si mon père était vraiment encore en vie, il était possible que les méchants soient aussi au courant... Mais... Il fallait que je le protège.

Quand l'homme se rendit compte que je ne répondrais pas, cela ne sembla pas lui plaire. Mais sans l'étonner plus que cela. Il poussa un simple soupir avant de s'approcher de moi.

- Tu ne veux vraiment pas te simplifier les choses, Chérie.

Et son poing parti, d'un coup, dans mon ventre, me coupant instantanément la respiration. Je luttais pour respirer et encaisser la douleur sans lui montrer que je souffrais. Et avant que la douleur ait pu se calmer, il roua mon corps de coups.

Au départ, il épargna mon visage. Ne touchant que mon buste. Ce n'était pas un tendre. Il ne faisait pas semblant de me passer à tabac. Je souffrais beaucoup. Des gémissements de douleurs s'échappaient de ma bouche sans que je puisse les contrôler. Mais je restais forte et, à aucun moment, je n'implorais qu'il s'arrête.

Il finit par s'arrêter. Je sentais des poings de douleur dans tout mon corps. Je me sentais vraiment mal. Mais je ne parlerais pas. Il pensait vraiment que j'allais répondre à ses questions ? Il était naïf.

Il attrapa mes cheveux, tirant de toutes ses forces. J'avais l'impression qu'il allait arracher mon cuir chevelu de ma tête. Il arma son poing et me frappa au visage.

- Où... Es... Ton... Père ? demanda-t-il encore une fois, accompagnant chaque mot d'un coup.

Les larmes débordèrent de mes yeux. Cela commençait à faire vraiment beaucoup... J'avais l'impression que tout mon corps était passé sous un rouleau compresseur. Ça ajouté à la pression, je cédais.

Tegan, fille de flicLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant