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D'Akçakale, j'alla à Suruç pour ensuite aller à Nizip. Demain matin, j'irai à Gaziantep, où se trouve l'aéroport. Je trouva un hôtel où je pris une chambre. Je n'arrivais pas à dormir, de peur que Daesh ou la police m'attrape. Je ne comprend toujours pas comment j'ai quitter la capitale de l'État Islamique, Ar-raqqa. Des syriens meurent à chaque jour en essayant de quitter cette ville, et même les autres villes. J'ai eu la chance de pouvoir être libre malgré la grandeur de mon erreur. Veux-veux pas, j'ai contribué à la destruction d'un pays et à la création d'un état meurtrier. Enplus de ça, j'ai sali l'islam au yeux des occidentaux qui connaissent pas la vérité de cette religion de paix.
Je décida enfin de dormir. Le lendemain matin je me fait réveiller par les pleurs des enfants. J'alla prier, me laver et laver les enfants pour ensuite aller déjeuner et remonter dans la chambre pour prendre mes affaires. Je paya et j'alla à la recherche du bus. Avec l'aide d'un jeune homme, je trouva enfin ce transport.
Enfin arriver, j'alla à l'aéroport Oğuzeli pour prendre un vol avec escale à Istanbul. Le vol se déroula bien, je n'ai pas était contrôler. Arriver à Istanbul, je m'attendais à quitter le pays sans problème. Mais erreur, à l'enregistrement, je donna mon passeport que j'avais caché précieusement pendant mon "séjour" en Syrie.
La femme me regardais et regardais le passeport sans arrêt.
Moi:-There is a problem?
Elle:-Wait please
Elle fit un appel où elle parlais en turc. Après quelques minutes, un agent des frontières, je suppose, arriva et me demanda de le suivre.

Je pris une grande respiration et lui expliqua que j'ai un laissez-passer. Sans trop me croire, il appela mon avocat et les autorités qui lui confirma cela.
Lui:-Are they your children?
Moi:-Yes. Can I go?
Il regarda les enfants d'un air insistant. Il me fit enfin un signe de partir. J'alla vers mon second vol. Arriver en France, dès l'enregistrement pour sortir des agents venaient me chercher.
"Fin du calvaire, début du supplice.", pensais-je.
On m'emmena dans une autre pièce.
L'agent:-Vos enfants sont avec nous. Avez-vous une famille pour leurs confier la garde?
Moi:-Oui, y'a mon père. Mais avant appeler mon avocat.
L'agent:-Il est déjà là.
L'avocat arriva, je le salua et m'assis.
Si j'ai bien compris, me voilà partit pour 96h de garde à vous.
Moi:-Mais monsieur le maximum c'est 24h à la base
Avocat:-Oui, mais pour tout se qui est liée au terrorisme c'est plus. Je vous demanderai d'être patiente. Ne vous inquiétez pas, si vous dites tout se que vous m'avez dit vous ne risquerez pas trop et je serais présent.
Je le remercie et un policier rentra. Après avoir prévenus mon proche, je passa un examen médical. Ils me posaient pleins de questions et se répétaient tout le temps. J'avais le droit de garder le silence mais je préféré répondre pour éloigner les doutes. J'étais fatiguer physiquement et psychologiquement.
À la fin de la GAV, je me fit relâcher et alla voir mon père. Quand je l'ai vu, une honte immense s'empara de moi. Je baissa la tête et pleurer. Il me pris dans ses bras.
Moi:-Samahni (désolé). Je m'excuse de tout.
Je sanglota et lui pleurer aussi.
Papa:-C'est pas grave ma fille. Refait plu ça, c'est tout.
Moi:-Baba...je m'excuse...je m'excuse j'ai gâché ma vie et la votre...désoler
Papa:-Arrête de pleurer. C'est fini maintenant.
J'essuya mes larmes et rentra avec lui en compagnie des enfants et de l'avocat. Je laissa l'avocat se charger de lui re-expliquer l'histoire. Après qu'il sois parti, on appela toute la famille pour les prevenir de mon arriver. Il réservèrent tous le plus tôt possible un vol pour la France.
On alla tous dormir, dès que ma tête toucha l'oreiller je sombra dans un grand sommeil. C'est la première fois depuis longtemps que je dors sans crainte de mourir d'une bombe ou d'autre.

L'autre cheminLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant