La Loi des Bergers

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La cambuse était poussiéreuse et encombrée. Myriam, qui n'en sortait pratiquement jamais, s'occupait visiblement à autre chose qu'au ménage. Juste là, devant Michel, elle agitait son mortier à toute vitesse. Elle avait cent fois échoué à cette expérience, mais cette fois-ci, ce serait différent. Elle le lui avait promis?
« Où puis-je m'asseoir ? »
Elle leva distraitement la tête, puis chercha un banc qui n'était pas encombré de rouleaux ou d'instruments. Elle n'en trouva pas. Même les coffres étaient recouverts par les cadrans, les astrolabes, les sextants.
« Restez debout. Ce ne sera pas long. »
Même si Michel n'avait plus sa taille habituelle, il était mal debout dans cette pièce à la voûte basse. Il aurait été plus à l'aise au centre, là où le plafond était le plus haut, mais il aurait fallu traverser un cercle dessiné sur le sol, aux symboles tracés avec soin avec du vif argent coulé dans des sillons précis comme la course du ciel. Michel connaissait bien ce cercle, qui pouvait tenir enfermés les esprits les plus puissants. L'alchimiste s'était aussi mise à l'évocation?
Comme si elle avait compris son hésitation, elle lui dit : « Ça va, vous pouvez y aller. Faites simplement attention. »
Avec sa double vue, il percevait les lignes s'élever en murs brillants, mais aucun esprit invisible n'en était captif. Rassuré, il pénétra le cercle, heureux de pouvoir enfin se redresser.
« Alors, que vouliez-vous me montrer ?
— Encore une seconde. »
Elle ajouta un peu de soufre à son mélange, le broya avec soin. Puis elle se leva de son banc et vint se placer face à lui. Que préparait-elle ? Un tour de passe-passe ? De tous les alchimistes, elle était de loin la plus forte, mais tout le monde a ses mirages, son horizon, ses désespoirs. Dans ces cas-là, il n'était pas rare qu'on fasse appel à lui.
« J'attends. »
Sans répondre, elle versa sa poudre sur le cercle. Elle se consuma immédiatement avec un grand fracas. Si Michel avait été un esprit, il aurait été pris au piège.
« Maintenant, nous allons apprendre quelque chose.
— Apprendre quoi ?
— Essayez de sortir du cercle. »
Il leva à peine la main. Un demi-geste. L'air que frôlaient ses doigts était glacial malgré la chaleur étouffante. Alors il avança du coup sec. Il se frappa à un mur invisible.
« Le cercle m'arrête.
— Toutes ces années, et vous n'avez jamais tenté de traverser un de vos propres cercles...
— Pourquoi l'aurais-je fait? »
Il tendit encore la main. C'était une expérience intéressante pour un spirite comme lui, de voir le monde par les yeux d'un des esprits qu'il conjurait.
« Ainsi donc, vous pensez que je suis un pur esprit?
— Il y a certainement un esprit lié si fort en vous qu'il vous tient enfermé avec lui.
— Une hypothèse intéressante. J'aurais pu vous suggérer des manières moins difficiles de la démontrer. Des manières moins... encombrantes. »
Est-ce que le mur intangible résistait à ses mains? Non, c'était lui qui arrêtait son geste, par une impulsion irrésistible. Même avec un bâton, il n'aurait pu rayer le cercle au sol et si libérer.
« C'est admirable. Il faudra essayer avec des cercles moins puissants, pour voir si cet esprit qui m'habite y réagit. Je parie que non. » Ses pouvoirs venaient donc de quelque part, et certainement pas d'un esprit anodin. Une divinité mineure ? Un démon ?
« Ce ne sera pas utile », dit Myriam.
Elle alla fouiller dans ses rouleaux, en choisit un et vint le lui présenter. Le papyrus portait, au milieu d'inscriptions hébraïques, le dessin d'une épée, bien plus longue et plus belle que tout ce qui était en usage, même chez les guerriers les plus riches.
« Est-ce que ce dessin vous rappelle quelque chose ? »
Michel observa le dessin. Non, il ne se souvenait pas, mais le croquis lui produisait une étrange sensation, comme s'il retrouvait en cette arme certaines de ses propres vertus. La droiture, l'équilibre, la portée, la vivacité, la férocité. Il avait presque l'impression de se regarder dans un miroir.
« Qu'est-ce que c'est ?
— Répondez, s'il vous plaît.
— Cela me rappelle quelque chose. C'est un sentiment étrange. Je suis certain de n'avoir jamais vu cette illustration ni cette arme, de ma vie. Existe-t-elle ? »
Myriam enroula le papyrus. « C'est lui qui m'a révélé votre nature, et qui m'a demandé de vous montrer ce dessin. Il savait tout de vous.
— Qui ?
— D'après vous ? »
Ce ne fut qu'à ce moment que Michel se souvint des gens qui le suivaient, ceux qui avaient voulu le capturer, ceux enfin qui avaient tué ses parents.
« Il ne veut pas vous détruire. Il va vous réunir.
— Réunir ? Réunir qui ?
— Vous et l'épée. »
Alors qu'elle éteignait les bougies, Michel se rendait compte d'à quel point il espérait — et redoutait — une union avec cette lame qu'il ne connaissait pas. Et c'était terrible de trouver tant de réponses aux questions qui l'avaient agité toute sa vie, juste au moment où il allait se retrouver livré à son ennemi.
La pièce n'était plus éclairée que par la torche et une unique bougie. On ne voyait plus le désordre. Autant dire qu'on n'y voyait rien.
« Myriam, laissez-moi partir. »
Elle souffla la dernière bougie, puis sa main se porta sur la torche.
« Le soleil est déjà couché. Ce ne sera plus très long maintenant. » Elle ouvrit la porte, le regard plein de doutes. « Je suis désolée. »
Elle ferma derrière elle, l'enfermant avec les ténèbres.
Michel frappa le mur froid de toutes ses forces. Maintenant que Myriam n'était plus là, il était seul avec la rage. Peu lui importait d'être réuni à cette épée qui lui ressemblait comme un frère. Peu lui importait de trouver des réponses. Il n'allait pas se soumettre. Alors il frappa. Son propre corps s'opposait à ses mouvements, lui causant des crampes douloureuses qu'il ignora. Peu lui importaient son orgueil, sa certitude que cette barrière était invincible, la souffrance de ses os brisés.
La barrière céda.
L'impression qui suivit fut étrange. Son étroit cachot tournoyait autour de lui, et Michel ne sentait plus son poids. Il y eut un bruit de meuble renversé. Puis il heurta le mur, encore. Seulement, il n'était plus glacé. Et il parlait.
« Michel, ça va ? »
Il se releva. Il sentait un poids sur son dos. Il poussa la masse qui l'emprisonnait.
Et la lumière fut.
Grimaldi était là, juste à côté de lui, et tenait le sarcophage dans lequel Michel avait passé le jour.
« Comment te sens-tu ?
— Il me faut mon cahier.
— Comment ? »
Michel se releva. Il se rendait compte que sa demande était absurde. Il se trouvait chez Grimaldi. Son cahier était resté dans son appartement.
« J'ai eu une de mes visions. Je dois la noter avant de l'oublier.
— Non. »
Déjà, les détails que Michel avait voulu noter commençaient à lui échapper. Le dessin de l'épée surtout, qu'il tenait à retenir, devenait indistinct. Les symboles du cercle magique disparaissaient de sa mémoire.
« Le docteur Nideck m'a recommandé de noter mes visions dès qu'elles se produisaient.
— C'était un conseil au Michel mortel. Tu es maintenant tenu d'obéir à d'autres lois.
— Des lois ?
— Les Bergers ont leurs lois.
— Et ces lois concernent mes visions ?
— Elles concernent ton écriture. »
Grimaldi lui tendit une fiole de terre cuite. Michel commençait à reconnaître les symboles sanguis qui permettaient de conserver intactes les propriétés nutritives du sang.
« Bois. Il est temps que je t'explique nos lois. »
Ils s'installèrent tous les deux dans des chaises tubulaires qui constituaient l'essentiel de l'ameublement de la pièce. Son nouveau père appliquait la philosophie zen, méditait et ne s'embarrassait d'aucun objet qui ne lui soit nécessaire.
« Nos lois sont toutes basées sur trois grands principes. Le premier est que toute ville appartient à un seigneur ; à lui d'y distribuer les privilèges et les territoires de chasse selon sa volonté. Tu as déjà compris que le seigneur est ici un prince. Dans la capitale, le seigneur est le baron Nideck. Ces titres sont codifiés. Ils dépendent de l'âge du seigneur et de ses pouvoirs magiques. Le deuxième principe est qu'aucun Berger, en dehors du seigneur, n'a le droit de nuire à un autre. Il est, entre autres, strictement interdit de chasser dans le territoire octroyé à un autre. Les conflits sont arbitrés par le seigneur. Dans les cas graves, des duels peuvent être autorisés. Le troisième principe est celui du secret. De ses principes découlent toutes les lois. Par exemple, au nom du secret, il est interdit à un vampire de laisser une trace écrite, parce que l'écriture d'un Berger à notre époque, par exemple, pourrait être comparée à celle qu'il aurait laissée sur un document ancien, prouvant ainsi son immortalité. »
Grimaldi marqua une pause. « Ce sont des lois d'un autre temps, avant la photographie. Il est désormais impossible de passer un jour sans tomber sous l'œil d'une caméra, quelque part. Et, bien sûr, le Déluge a mis le secret à mal en s'affichant devant les mortels. Selon les villes, l'application sera plus ou moins stricte. Cependant, il y a une vingtaine d'années, les mortels ont accumulé suffisamment de preuves de notre existence pour s'intéresser à nous. Ils nous ont alors pourchassés pour nous étudier et, quand nous avons riposté, simplement nous détruire. C'est ce que nous appelons "la Grande Chasse". Une période terrible. On ne sait pas exactement quand elle a commencé ; tu devais avoir deux ou trois ans. Elle ne s'est terminée qu'il y a six ans, à peu près au moment de la "chute de l'Antéchrist". C'était un conflit larvé, mené en secret. Des Bergers qui marchaient dans ce monde avant elle, il ne reste qu'un cinquième. Les plus jeunes, en général, ont pâti de ce massacre. Une des conséquences a été que les vampires les plus anciens forment une proportion plus importante de notre population.
— C'est pour ça que le Déluge a gagné en puissance...
— En effet. La doctrine centrale du Déluge se nomme le christisme. Ce dogme dit que tous les Bergers descendent directement des apôtres. C'est essentiellement un artefact du Moyen Âge. Avec la place centrale qu'occupait la religion à cette époque, les vampires se définissaient naturellement comme des démons. Ceux qui avaient trop de mal à accepter l'étiquette préféraient imaginer qu'ils étaient des anges, et que l'ichor n'était rien d'autre que le sang du Christ. La légende du Graal est apparue à peu près à ce moment. C'est une croyance très ancienne, et ceux qui la professaient alors sont aujourd'hui si vieux qu'ils sont presque indestructibles.
— Et quand la Grande Chasse a fauché les vampires plus jeunes...
— Les Bergers. Mais oui, c'est ça. Sans former la majorité, le Déluge est devenu plus important. Entre la Hiérarchie et le Déluge, c'est actuellement le bras de fer sur la question. Tu remarqueras cependant que les inquisiteurs se présentent comme des anges, non comme des vampires.
— Tout de même...
— Tout de même. Certains seigneurs sont d'accord avec eux. Ils rêvent de revanche, du jour où ils pourront régner sans partage sur une humanité soumise à leurs appétits. D'autres, comme Rodrigue, pensent que le secret qui nous protège devrait être tenu opaque, maintenant plus que jamais. Aussi montre-toi prudent. »
Michel imagina les Bergers qu'il avait rencontrés jusqu'à maintenant. « Quel âge a Rodrigue ?
— Qui peut savoir ? La plupart lui donnent au moins mille ans. De tout le conseil, Tobias Jugg est le plus jeune, moi mis à part, et il est devenu Berger juste après la Seconde Guerre mondiale. Sa fortune personnelle était déjà énorme à cette époque, ce qui lui a donné les moyens de traverser la Grande Chasse sans trop de tracas. Édouard de Larochelle a au moins deux cents ans. Les deux autres, Ilona et Clarimonde, sont si anciennes que personne ne connaît leur âge exactement. Quant au reste du peuple, bien peu ont plus de vingt ans — presque tous sont nés après la Grande Chasse. Simard, avec ses quatre-vingts ans, est une exception, mais il bénéficiait du support de l'Ordre de saint Pierre. Mais nous nous éloignons de notre propos : les lois. »
Michel eut le réflexe de chercher son cahier de notes.
« Jadis, chaque cité était le domaine d'un seul vampire, parfois accompagné de compagnons, le plus souvent sa propre progéniture. Les villes n'étaient pas assez grandes, en général, pour supporter une plus grande population. Ces petits seigneurs avaient leurs propres lois, imposées par leur caprice ou la simple nécessité. Avec la révolution industrielle, ils ont commencé à migrer vers les villes les plus peuplées et une sorte de dangereuse anarchie en a résulté. Ce n'est pas un hasard si la littérature vampirique est née à ce moment-là. Les Bergers ont alors formé une organisation nommée simplement "la Hiérarchie". Pour l'essentiel, la Hiérarchie n'a fait que centraliser les lois des anciens seigneurs. Son unique création est le système des médailles. »
Michel dressa la main et Grimaldi se tut. Il suivit le regard de Michel, jusqu'à la fenêtre. Grimaldi se leva, poursuivant son discours, comme pour donner le change. « Chaque Berger reçoit une médaille unique lorsqu'il est admis sur le domaine d'un seigneur. Cette médaille témoigne de son simple droit d'exister dans ce domaine. Sur une face est frappé l'insigne du seigneur. Sur l'autre, un symbole unique à son porteur. »
Grimaldi écarta les pans d'un store, regardant furtivement à l'extérieur. « Comme je te l'ai dit, nous n'avons pas le droit de laisser de trace écrite ; pas même, surtout pas en fait, notre signature. En conséquence, il nous est interdit de signer un contrat. Nos engagements sont donc scellés par des échanges de médailles. »
Grimaldi laissa le store et regarda Michel, avec un signe indiquant qu'il n'avait rien vu de suspect. Ce manège se répétait régulièrement. Michel était devenu méfiant, et Grimaldi encourageait cette attitude. « Supposons qu'un Berger s'aperçoive qu'une photo de lui existe sur Internet. Il doit la faire disparaître au plus vite, ou il s'expose à de gros ennuis. Il vient me demander de l'effacer, et devient donc mon débiteur. Il me remet sa médaille. Désormais, il ne peut exister sur le domaine que dans la mesure ou je le lui permets. Il deviendra mon serviteur, attentif à mes moindres demandes, jusqu'au moment où j'aurai besoin de lui pour un service si important que je serai contraint de lui rendre sa médaille. »
Grimaldi se déplaça jusqu'à un moniteur relié à ses caméras de sécurité. Il observa attentivement chaque image.
« Vous avez remis une médaille à un des Rats. Il la brandissait, au bal de Samhain. »
Grimaldi hocha la tête et jeta un dernier regard à ses caméras.
« Je ne vois rien.
— Maurice m'a dit que certains vampires n'apparaissaient pas sur les caméras de sécurité.
— Les sin umbra. Nous en reparlerons, mais ce serait étonnant. »
Grimaldi se rassit face à Michel. « Alors que nous allions te chercher chez Levinston, des hommes nous ont suivis. Nyoto les a tués ; certains cadavres présentaient des blessures... compromettantes. Il fallait nous en débarrasser en vitesse. Les Rats excellent pour ce genre de boulot. En principe, les Rats n'ont pas le droit de remonter à la surface. J'aurai bien du mal à récupérer ma médaille, je crois.
— Alors vous n'avez plus de médaille ? »
Grimaldi sourit. Il remonta sa chemise, découvrant une petite escarcelle qui pendait à sa ceinture. Il en sortit trois médailles d'argent légèrement terni. « Je possède encore trois médailles. Il arrive que, pour des services exceptionnels, une médaille soit frappée en récompense. Celle-ci m'a été remise par Rodrigue pour mon rôle dans la Guerre des Ogres. Celle-ci reconnaît mon appartenance au conseil du prince. Et celle-ci... » Grimaldi montra d'abord la face marquée de l'aigle couronné, insigne de Rodrigue, puis l'autre, qui portait les chiffres zéro et un, marque de Grimaldi. La troisième médaille avait un signe différent, l'œil d'Horus.
« Cette médaille est la tienne. Lorsque je te jugerai prêt, je te la remettrai. En attendant, selon les lois de la Hiérarchie, j'ai droit de vie ou de mort sur toi. »
Michel tenta de ne pas paraître inquiet. « Combien de temps faut-il pour qu'un vampire récupère sa médaille ?
— Ce n'est pas une question de temps. Chaque vampire demeure maître de sa progéniture et peut utiliser sa médaille à sa guise aussi longtemps qu'il le souhaite. Cependant, il y a des inconvénients. Tant que le jeune Berger n'est pas relâché, son maître est responsable de ses actions au même titre que lui. Un Berger qui n'est pas encore en possession de sa médaille ne peut pas être défié en duel judiciaire : c'est son possesseur qui doit combattre à sa place. Plusieurs choisissent de la rendre à ce moment.
— Duel judiciaire ?
— C'est une ancienne coutume, héritée du Moyen Âge. C'est notre version de ce qui était nommé jadis "le jugement de Dieu". Nous n'avons pas le droit de détruire les autres Bergers — le privilège d'appeler la Chasse Sacrée n'appartient qu'au seigneur d'un domaine. Cependant, lorsqu'un Berger s'estime lésé par un autre, il peut le défier en duel. Le seigneur a le droit de refuser qu'un tel combat ait lieu, mais il n'use que rarement de ce droit. La Hiérarchie aime bien cette vieille loi ; elle tient la population de Berger basse et favorise les plus anciens par rapport aux plus jeunes. »
Grimaldi rangea ses médailles. « Elles sont généralement en or, parfois en bronze chez les seigneurs moins soucieux de leur prestige. Notre ordre a exigé et obtenu que nos médailles soient d'argent. Ceci dit, il y a une chose dont tu dois te souvenir : je t'expose ici les lois de la Hiérarchie. Si nous devons nous y conformer lorsque nous nous trouvons dans le domaine d'un seigneur, elles ne régissent pas nos rapports entre nous. Aucun membre de l'Ordre n'a le droit d'exiger ta médaille en échange d'un service. Si l'un de nos frères en sujet à la Chasse Sacrée, nous devons l'aider comme face à n'importe quel autre péril. Et nous ne reconnaissons pas la validité du duel judiciaire ; si quelqu'un te défiait, n'importe quel membre de l'Ordre pourrait te servir de champion. Tu dois te souvenir des lois de la Hiérarchie, mais celles de l'Ordre ont la priorité. »
Michel entendit un bruit provenant de l'extérieur : le choc du métal avec quelque chose de dur. Grimaldi sursauta. Il se leva, marcha vers le moniteur. « Reste ici, je vais aller voir. »
Grimaldi décrocha le sabre avant de sortir.

Myriam et le Cercle de ferLisez cette histoire GRATUITEMENT !