Je te hais, je te déteste. Plus jamais je veux que tu m'adresses la parole. Tu ne fais plus partie de ma vie. Comment as-tu pu me faire ça, à MOI !

Et tu oses venir me voir, pour parler, quel culot !

Mais comment peux-tu encore te regarder dans un miroir. J'avais confiance en toi, j'aurais donné ma vie pour TOI.

MA foi en toi était inébranlable. Et toi tu m'as humiliée, blessée au plus profond de mon être. Jamais je ne me relèverai. Maintenant, achèves-moi...

N.O.N...

Comme toujours quand mes cauchemars hantent mes nuits, je me réveille en sursaut. Je sens mon cœur cogner dans ma poitrine, j'ai chaud. Quelques gouttes de sueur coulent le long de ma colonne vertébrale. Je pose mes doigts sur mon front et remonte mes cheveux sur le sommet de mon crâne. Je laisse ma main se reposer sur ma nuque quelques instants. Mon regard se perd, puis se tourne vers le réveil digital où les chiffres rouges m'indiquent quatre heures du matin. Il est l'heure.

Le beau gosse ténébreux dort toujours à mes côtés. Il étreint son oreiller et j'admire un instant le dessin parfait de ses biceps. Le drap qui recouvre ses jambes retombe sur le bas de ses reins et la simple vue de son dos puissant m'enflamme de désir.

HUM... ça oui, il a été... endurant, limite infatigable. Je ne vais pas m'en plaindre, c'est comme ça que je les préfère. Je ne suis pas sensible aux gravures de mode ambulantes, j'aime les hommes plutôt solides, rassurants et protecteurs. Grands, baraqués (attention pas genre Mister T ou bodybuilder !) des bras puissants pour m'entourer, me contenir, m'étreindre pour un soir ! Et surtout sans attache, juste une nuit ou deux jamais plus.

Si la couleur des cheveux m'importe peu, je reste en général loin des hommes blonds aux yeux bleus.

AH !! Oui ceux-là je déteste. Même en manque de sexe...NON jamais !

Quoi ? Je rêvasse depuis déjà quinze minutes. Allez ma grande lèves-toi. Il est grand temps de partir.

Je soulève le drap à imprimés fleuris. Non mais vraiment pas très viril ! Une ex copine ou même sa mère devait lui avoir acheté sa parure de lit, parce que ce motif était quand même très féminin.

Je pose mes pieds sur le carrelage froid, ça me fait du bien car il fait encore chaud en cette fin de nuit.

Sur la lampe de chevet repose mon soutien-gorge en dentelle rose, je l'attache en même temps que je me lève.

Ma robe trône sur le canapé derrière un coussin, je cherche du regard mon sac à main...

Mes affaires sont éparpillées un peu partout autour de moi. C'est vrai qu'on n'a pas perdu de temps en rentrant.

Au bar, je l'ai chauffé jusqu'à ce qu'il comprenne que ce soir il m'aurait dans son lit !

Dans la cage d'escalier, les préliminaires ont été torrides ! Si je m'étais écoutée, nous l'aurions fait là, entre deux étages. J'aime bien l'idée que l'on puisse nous surprendre et j'avais tellement envie qu'il continue ses caresses.

Je n'avais déjà plus de culotte depuis un bon moment. Il m'a attrapé les fesses et m'a collée contre le mur. Un pied sur la marche supérieure, tandis que j'entourais mon autre jambe autour de sa cuisse et soudais mon sexe humide contre lui afin de pouvoir sentir sa virilité grandissante à travers son jeans.

J'étais nichée dans ses bras, sa main droite me maintenait la tête vers l'arrière en tirant mes boucles rousses, laissant ainsi la liberté à sa bouche de parcourir mon cou, tantôt mordillant, tantôt embrassant. Son autre main soupesant mon sein, cherchait à titiller mon téton gonflé du bout des doigts, à travers mon balconnet en dentelle. J'aurais souhaité qu'il descende sa main pour me caresser plus bas, mais il décida de rentrer dans son appartement.

Une fois la porte fermée, tout se précipita, abandonnant mon sac au sol...

Ah ! Oui, mon sac, dans l'entrée.

Bon, maintenant que j'ai tout retrouvé, je me sauve. Un tour de clé au verrou du haut, puis au verrou du bas, puis deux tours de clé à la serrure. Non mais ce mec à peur de quoi ? Avec sa carrure je doute que l'on puisse oser l'emmerder.

Je suis enfin dans la rue, une petite brise me caresse le visage.

- Aller à la maison ! dis-je à haute voix.

J'habite une ancienne grande maison de ville aux pierres apparentes. Elle a été retapée pour être divisée en plusieurs appartements. Les travaux ont été bien faits. Il n'y a que quatre logements dont deux au rez- de chaussée avec le local à poubelle et une cour. L'escalier dessert deux autres habitations. Le mien et celui de Madame Paula. C'est ma voisine, une sexagénaire célibataire et pleine de vie. C'est comme ça qu'elle aime se définir. Elle a raison quand elle se dit en pleine forme. Je l'ai surprise un soir en rentrant du boulot, dire au-revoir à son « visiteur » sur le pas de la porte à moitié dénudée et beaucoup décoiffée.

Ce jour-là, madame Paula m'a souri, lorsqu'elle a enlacé son prétendant.

Depuis ce jour, elle est devenue comme une grande tante pour moi et surtout pas comme une grand-mère, elle me fusillerait sur place.

Je pénètre enfin mon « home sweet home ». Ici c'est mon refuge, mon antre, ma carapace est mise au placard, ici je peux me laisser aller, car personne n'y vient jamais ! Je réussis toujours à esquiver les demandes de passage de mes amies et collègues. Durant mes quatre années d'études j'ai toujours travaillé avec les différents groupes à la bibliothèque, au coin d'une terrasse ou chez les autres. Mais pas dans MON refuge !

Voilà pourquoi j'apprécie madame Paula, car elle le comprend. De plus, j'adore sa cuisine et elle m'invite souvent chez elle.

La voix enrouée de « Billie Holiday » résonne dans l'appartement. I'm a fool to want you,

une chanson tout en émotion, alliant tristesse et envoûtement.

Humm... Voilà ce que j'aime, la musique. J'écoute presque tout style de musique, du blues, jazz en passant par le rock, folk et quelques chanteurs français. Rien de plus pour me combler après le travail, après mes cauchemars, pendant les repas...Tout les jours.

C'est peut être ma façon à moi d'avoir comme une présence. Il y a du bruit, des voix douces, des histoires à travers des textes qui dansent autour de mes oreilles et dans ma tête. J'ai plusieurs playlists, celle que j'écoute quand je suis triste, celle quand je suis en colère, mais qui m'aide à m'apaiser ou encore une spéciale pré et post sexe. Toujours prêtes sur mon i-pod.

Pour l'heure, je dirais que c'est surtout pour m'apaiser pendant que je vais prendre ma douche (tiens spéciale douche je n'ai pas...) et voilà que je souris bêtement.

Je vais retirer toute trace de fatigue et de la partie de baise que je viens de pratiquer avec le grand brun ténébreux.

Ma salle de bain n'est pas bien grande, mais elle me satisfait. Une baignoire, ou j'aime me prélasser avec de la mousse (comme dans mes souvenirs d'enfant) mis à part que maintenant je rajoute le verre de vin, blanc de préférence et la musique, ma constante. La seule chose dans ma vie qui ne m'a pas quittée, qui ne peux pas m'abandonner. La musique traverse les âges, les siècles, nous en avons tous besoin. Si je pouvais choisir une vie autre que la mienne, je choisirais le domaine artistique, chanter, composer, écrire...me libérer.

Je quitte mes vêtements et tends la main pour ouvrir le robinet d'eau chaude. Après un rapide démaquillage des yeux, je me glisse sous l'eau. J'aime la sentir ruisseler sur mon corps, se frayer un chemin du haut de ma tête jusqu'à mes pieds. J'aime la sentir couler le long de mes épaules frêles, parcourir mon ventre et ma taille fluette, essayer de laver mon âme et être entraînée dans le tourbillon du siphon, me laissant seule à ma peine. Pleurer ? Oui, cela m'arrive sûrement encore, mais si cela se produit, il n'y a que sous l'eau que je peux me laisser aller.

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Mes petites Watppadiennes Anonymes adorées!!

Voici le chapitre 1 avec les corrections!! celui la même qui seras publier sur Fyctia!

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Vinie

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