Il cache des vérités.
Elle, des fragments brisés.
Zane Leandros n'est pas un homme qu'on approche sans conséquences : influent, imprévisible, entouré d'ombres qu'il garde jalousement.
Sara de la Vega n'est pas une femme qu'on apprivoise facilement :...
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
Le réveil clignote 06:38. Je suis déjà debout, mais pas parce que je suis en avance... juste parce que je n'ai pas dormi, encore une fois. Le sommeil devient un luxe, une denrée que je ne peux plus me permettre, ou qui ne veut plus de moi.
L'appartement est glacé. J'ai pourtant bien fermé toutes les fenêtres hier soir, mais ce matin, l'air a cette saveur étrange, presque métallique. Comme si quelque chose s'était glissé entre mes murs pendant la nuit, quelque chose ou quelqu'un.
Je passe sous la douche, en silence, sans musique, sans mots. J'ai encore cette lettre dans la tête, celle qui me renvoie à 2018, celle que je voudrais brûler, mais que je relis chaque soir, comme pour m'imprégner de ce que je suis censée oublier.
Je m'habille vite, mal. Mon reflet me lance un regard fatigué. Il a cette expression floue, incertaine, que je commence à connaître trop bien. Ce n'est plus moi, ou pas entièrement.
Je descends dans la rue, direction la rédaction. Les rues de Paris n'ont jamais paru aussi hostiles. Chaque visage que je croise me semble suspect, chaque regard un peu trop insistant devient une menace. Et pourtant, je continue à marcher. Parce que si je m'arrête, ne serait-ce qu'un instant... je crois que je m'effondre.
✧
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
Mayer m'a envoyé une adresse. Juste ça, une adresse, rien de plus. Pas d'explication, et pas d'avertissement. C'est un parking souterrain, dans le treizième arrondissement. Les néons clignotent au plafond, et une odeur de métal humide et de béton sale rôde dans l'air.
Il m'attend déjà, dos contre un pilier, casque audio autour du cou. Il me tend uneclé USB. Je la prends, sans un mot. Le silence entre nous est lourd, comme s'il avait peur de parler à haute voix ici. Je glisse la clé dans la poche intérieure de ma veste.