Il cache des vérités.
Elle, des fragments brisés.
Zane Leandros n'est pas un homme qu'on approche sans conséquences : influent, imprévisible, entouré d'ombres qu'il garde jalousement.
Sara de la Vega n'est pas une femme qu'on apprivoise facilement :...
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Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, pas vraiment. Juste ce sommeil haché, nerveux, où le corps se repose mais l'âme, elle, hurle encore dans le noir. Et dans le silence, c'est cette image qui tourne en boucle. La photo,cette photo.
Mon visage à moi, capturé dans un moment dont je n'ai aucun souvenir. Une expression étrange sur ma bouche, comme si je riais... ou que je suppliais. La peinture sur mes bras, et la présence invisible mais indiscutable d'Elijah juste derrière moi.
Je cherche à comprendre. Je fouille dans mes souvenirs comme on racle le fond d'un tiroir depuis longtemps abandonné, mais rien, du vide. Un blanc épais, collant, et une absence qui fait plus peur qu'un mauvais souvenir.
Je suis allée travailler quand même, comme si tout allait bien. J'ai souri à Camille, j'ai bu mon café trop sucré, et j'ai relu cent fois le même paragraphe sans rien y comprendre.
Et maintenant, je suis là, dans ma salle de bain, les doigts crispés sur le rebord du lavabo. Mon reflet me regarde avec cette distance glaciale que je commence à détester. J'ai l'impression de ne plus me reconnaître. Ou pire... de ne plus savoir si j'ai déjà été moi-même un jour.
Je repense à Zane, à la tension dans son regard, à la colère sous sa peau, à cette retenue presque douloureuse quand il m'a tendu cette photo, comme s'il voulait m'épargner... mais on ne peut pas épargner quelqu'un de lui-même.
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Je tourne la clé du contact, je coupe le moteur, et je reste assis là... dans le silence. Juste les battements dans mes tempes, et la sensation de perdre peu à peu le contrôle.
Je sais que ça recommence. Cette spirale, cette sensation d'être à nouveau observé, manipulé. Je reconnais les signes, les frissons dans ma nuque, les silences trop pesants au téléphone.
Elijah ne fait pas que revenir, il orchestre. Et cette fois, Sara est au centre du tableau. Je ne devrais pas la mêler à ça, je le sais. Mais c'est trop tard, n'est-ce pas ?