Il cache des vérités.
Elle, des fragments brisés.
Zane Leandros n'est pas un homme qu'on approche sans conséquences : influent, imprévisible, entouré d'ombres qu'il garde jalousement.
Sara de la Vega n'est pas une femme qu'on apprivoise facilement :...
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Il y a des nuits où même les fantômes ne dorment pas. Celle-ci en fait partie. Je suis resté debout, dos au monde, à regarder défiler les heures sur le cadran glacé de ma montre. Les lumières de la ville vacillent au loin, comme si elles hésitaient à exister,elles aussi.
La dernière lettre, le dernier message, la menace à peine voilée... Elijah. Je le sens rôder, pas physiquement, pire que ça : il se glisse dans les fissures. Dans les regards en coin, dans les silences prolongés, dans cette angoisse que même l'alcool ne dissout plus.
Je sais qu'il joue avec elle. Et ce jeu, je le connais trop bien. C'est toujours pareil : il observe, il s'infiltre, puis il prend ce qui compte. Et cette fois, ce qui compte... c'est elle.
Je n'ai pas encore dit à Mayer ce que je compte faire, parce que même lui aurait du mal à me suivre dans ce que j'ai prévu. Le genre de décision qui vous change un homme pour toujours.
Je rallume la lampe près du dossier Serrano. Une photo attire mon attention. Une vieille image, floue. Elle date d'un temps où tout n'était que chaos.
Elijah y sourit, torse nu, couvert de peinture noire. Et à ses pieds, une silhouette féminine. Je n'avais jamais vraiment regardé... mais ce visage... je me penche, j'agrandis. Les pixels ne mentent pas.
Sara ? Non, c'est impossible. Ça ne peut pas être elle... et pourtant, ce profil, cette bouche, ces yeux agrandis par la peur ou par la... drogue ?
Putain. Ma gorge se serre. J'ai peut-être laissé quelque chose m'échapper, ou quelqu'un... et ça pourrait me coûter plus que je ne le pense.
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Le taxi me dépose au 137, rue du Passage. J'hésite quelques secondes avant de sortir. Le quartier est vieux, presque oublié. Les volets sont fermés, les ruelles sont silencieuses. On dirait que même le vent refuse de s'y aventurer.
La maison en question est là, petite et usée. Étrangement intacte, comme figée hors du temps. Elle semble abandonnée, mais... pas vide. Il y a une différence, et je la sens dans chaque fibre de mon corps.