Chapitre 6

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Je n'ai pas dormi, ou peut-être juste une heure

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Je n'ai pas dormi, ou peut-être juste une heure. Mais au réveil, la sensation était la même : une tension sourde, ancrée dans mes os. Cette lettre m'a retournée, pas tant par ce qu'elle dit... mais par ce qu'elle cache.

« Demande-lui qui a brûlé cette maison. Et pourquoi. »

Je relis cette phrase en boucle. Une partie de moi veut en rire, balayer ça comme un délire d'anonyme. Mais l'autre... celle qui a grandi en se méfiant des évidences, celle-là sent que c'est réel, trop réel.

Je passe la matinée à croiser les infos. Adresses, dossiers d'assurance, rapports d'incendies urbains sur les quinze dernières années... un prénom revient à plusieurs reprises dans des zones différentes, toujours lié à des propriétés appartenant à une ancienne société : Leandros Holdings.

Et ce prénom... il est comme une clé qu'on glisse dans la serrure de mes nerfs : Zane. Il faut que je lui parle vraiment. Plus de faux-semblants, plus d'interview policée. J'ai besoin de le voir hors de son costume, hors de son rôle.

J'attrape mon téléphone, compose son numéro, hésite... et finalement, je lui envoie un message. Le genre de message qu'on ne peut pas ignorer... ou qu'on ne devrait pas.

De : Sara
On doit se revoir, en privé. C'est important.

Quand son message arrive, je suis dans le parking souterrain de l'agence

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Quand son message arrive, je suis dans le parking souterrain de l'agence. J'observe la ville depuis la vitre teintée de ma voiture. Mon cœur se serre. Je ne veux pas qu'elle creuse plus loin. Mais en même temps... j'ai toujours su que ça arriverait.

Mayer monte dans la voiture sans dire un mot. Il jette un œil à mon téléphone.

— Elle cherche encore ? demande-t-il simplement.

Je hoche la tête, le regard perdu.

— Elle veut me voir, en privé.

Un léger silence s'installe. Puis il sourit, mais ce n'est pas un sourire rassurant. C'est celui qu'il a quand il sait que tout peut dégénérer.

Zane & SaraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant