Chapitre 5

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Les aiguilles tournent, mais la nuit ne passe pas

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Les aiguilles tournent, mais la nuit ne passe pas. Je suis resté là, dans mon salon plongé dans la pénombre, un verre à moitié vide dans la main, les pensées tournant comme une lame bien affûtée.

La journée a été calme, du moins en apparence. Mais quelque chose gronde... quelque chose que je n'arrive pas à nommer.

Depuis l'interview, Sara de la Vega me revient par flashs. Son parfum discret, sa voix précise, ce regard trop intelligent pour son propre bien. Elle m'obsède, et j'ai horreur de ça.

Je ne devrais même pas y penser. Elle est une distraction, un grain de sable dans la machine parfaitement huilée que j'ai construite, mais ce grain de sable... il me reste en travers de la gorge.

Et maintenant, il y a cette rumeur. Un bruit qui court, un nom qu'on chuchote de nouveau dans les couloirs que je croyais avoir scellés pour de bon : Serrano.

Je serre la mâchoire, le verre craque légèrement sous mes doigts. Ce nom n'aurait jamais dû revenir. Pas ici, pas maintenant. Et surtout pas au moment où une journaliste fouille ma vie, même si elle le fait en souriant.

Je me lève, je traverse le salon. Chaque pas résonne sur le marbre comme une menace. Le passé est un animal sauvage, il ne dort jamais vraiment. Il attend, tapis dans l'ombre, prêt à mordre quand tu t'y attends le moins.

Il est presque minuit, mais je tourne en rond dans mon appartement

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Il est presque minuit, mais je tourne en rond dans mon appartement. Le mot que j'ai trouvé sous la porte est posé sur la table comme un avertissement muet. Je l'ai lu au moins vingt fois. Aucun nom, aucune signature, aucun indice... mais ce n'est certainement pas un hasard. Quelqu'un me surveille.

Je me repasse les derniers jours. L'interview, les échanges avec Camille, les regards croisés, les mails ouverts, les notes griffonnées sur mon carnet... qui aurait pu ?

Mon cœur cogne plus fort. Je vais vers la fenêtre, tire un pan du rideau et regarde la rue en bas. Rien, seulement le silence et les lampadaires. Mais je sens... cette présence. Cette sensation désagréable que mes pas ne m'appartiennent plus vraiment.

Zane & SaraOù les histoires vivent. Découvrez maintenant