Interopérabilité et disparités

25 0 0
                                    

Comparaison des forces de maintien de l'ordre : CRS et Mobiles

Police et gendarmerie nationales possèdent chacune des forces en doublon qui obéissent à des règles légèrement différentes de celles en vigueur au sein des forces de sécurité publique. Si les CRS (compagnies républicaines de sécurité) et les gendarmes mobiles assurent des missions classiques de surveillance générale respectivement en ZPN et en ZGN, ces deux forces possèdent des missions propres qui ne sont pas soumises à ce découpage.

Les CRS tout d'abord. Connus, comme leurs homologues gendarmes mobiles, pour leurs missions de maintien de l'ordre avec les casques, boucliers et lacrymogènes, les CRS assurent le renfort des polices en commissariat ou de la police des airs et des frontières (PAF). Les policiers des CRS sont aussi présents au jour le jour pour la surveillance routière et autoroutière ainsi que le sauvetage en montagne et de manière saisonnière, le sauvetage en mer. La CRS n°1 possède quant à elle une mission particulière : la protection des personnalités en France ou à l'étranger.

Les gendarmes "mobiles" ou "moblots" constituent une force indépendante de la gendarmerie départementale. Il existe donc sous la gendarmerie, deux entités distinctes (plus, si l'on compte les gendarmeries spécialisées) : la gendarmerie mobile et la gendarmerie départementale. Si la seconde est fortement ancrée en France métropolitaine et outre-mer, les moblots participent quant à eux, non seulement au renforcement des gendarmeries départementales, mais aussi au sauvetage en montagne, la lutte et la protection aux risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques, enfin ils participent aux opérations extérieures de l'armée française.

Aussi, la gendarmerie mobile possède un escadron de blindés, qui participent activement à tout le spectre de mission y compris le renfort des gendarmeries départementales, parfois outre-mer, comme on a pu souvent l'observer lors d'émeutes en Nouvelle-Calédonie.

Les deux forces sont donc comparables en terme de missions et d'occupation, puisque dans les deux forces, policiers et gendarmes sont en déplacement en moyenne 220 jours par an.

En raison de ces similarités, un rapprochement accru pourrait être proposé, dans la mesure où cela permettrait de mettre en commun des services qui sont peut-être surdimensionnés ou au contraire sous-dimensionnés, mais aussi d'affiner l'organisation et les salaires, par conséquence les dépenses de fonctionnement.

Une disparité cependant : policiers et gendarmes ne sont pas logés à la même enseigne s'agissant des déplacements. Si les policiers bénéficient bien souvent d'hôtels ou équivalent, les gendarmes mobiles quant à eux, par leur statut militaire, doivent s'accommoder d'une certaine rusticité pour ne pas dire vétusté et dormir bien souvent sous des tentes.

Comparaison des équipes anti-criminalité : BAC et PSIG

Si CRS et mobiles ont des différences mineures, BAC et PSIG n'ont quasiment aucune différence à l'exception de leur modus operandi. Les brigades anti-criminalité de la police nationale (BAC) et les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) sont deux forces que l'on retrouve rattachées aux unités classiques de sécurité publique ou aux unités d'enquête de police judiciaire, les PSIG sont donc subordonnés à la gendarmerie départementale.

Leur objectif principal est le même : patrouiller sans relâche pour tomber sur le flagrant délit ou attraper les délinquants et criminels la main dans le sac.

A contrario, si les BAC se déplacent souvent en civil dans des voitures banalisées, les gendarmes des PSIG préfèrent se déplacer en voiture sérigraphiée avec une tenue souvent noire mais elle aussi sérigraphiée "gendarmerie".

Le PSIG rajoute aux missions de lutte contre la criminalité, certaines missions propre aux militaires comme l'escorte de transports de fond de la Banque de France qui sont effectuées en coopération avec les CRS de la police nationale. Certains pelotons rattachés à des gendarmeries spécialisées, comme les PSIG de la gendarmerie des transports aériens, basée sur les aéroports de France, possèdent des tireurs d'élite appelés observateurs contre-tireur ou OCT. Mais ces dernières ne nous intéresse pas car même si elles partagent l'appellation PSIG, leurs missions sont tout de même différentes des pelotons classiques de brigade territoriale.

Analyse des polices françaisesLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant