J'ai pu enfin tout expliquer à mes parents, Marilys était une jeune fille que j'avais rencontré lors d'une soirée avec des amis et je les retrouvé il n'y a pas longtemps. Je me suis un peu enfoncé dans mon mensonge mais leur dire qu'elle était une élève du bahut dans lequel je travaille était peut-être un peu déplacé. Il se serait fait des films et j'aurai eu le droit aux avertissements de ma mère concernant le détournement de mineur. Bien qu'ils aient de la peine pour elle, ma mère veut la rencontrer parce qu'elle croit que c'est ma copine. Comment bien faire comprendre à sa famille que ce n'est pas parce qu'on ramène aux bras une fille en détresse qui s'est faite à moitié violer dans l'une des rues les plus sombres de Paris que je ne suis pas avec ? Puis même, si je devais sortir avec Mari', pourquoi devrais-je leur dire ? Ma famille est assez embarrassante – surtout ma mère – à ce sujet. Ma dernière petite amie a été plus que gênée quand ma mère à demandé en plein repas qu'elle était sa position sexuelle préférée. Sur le coup, je n'ai pas envie d'effrayer Mari' avec ses questions. Quand toute ma famille quitte ma maison après ce dîner, je finis rapidement d'aider ma mère à débarrasser.

– Nathan, as-tu trouvé un appartement où tu continues à chercher ?

C'est vrai que je suis en pleine recherche pour avoir enfin mon « chez moi » mais en ce moment je n'ai pas le temps.

– Je cherche encore, j'irai voir ce week-end, en ce moment je n'ai pas trop le temps, maman.
– D'accord, allez. Moi je vais me coucher, passe une bonne nuit.

Elle me lance un sourire qui faisait allusion au fait que je dorme avec Mari' mais je crois qu'elle n'a pas bien saisi son état. Elle ne peut à peine bouger.
Je remonte, ouvre ma porte et le referme doucement pour éviter qu'elle claque. J'attrape mes affaires et part en vitesse à la douche. J'ai tellement hâte de me glisser sous ma couverture après cette grosse journée. Je finis par l'eau froide pour me sentir mieux et enfile mon bermuda.
Je rentre dans ma chambre et Marilys n'a pas changé de position, elle reste du côté du mur, son bras où se trouve la brûlure posé délicatement de sorte à ce qu'elle ne se fasse pas mal dans son sommeil qui d'ailleurs n'a pas l'air très paisible.
Quand je me glisse sous la couverture dans la place libre qu'il me reste elle fronce les sourcils et bougent un peu. Je ne peux rien faire pour elle. Je prends vite le sommeil me souciant quand même un peu pour Marilys.
Je suis réveillé dans les alentours de six heures quarante-cinq quand Mari' bouge énormément et gémit de douleur. Elle doit cauchemarder, elle se tourne dans tous les sens, jurant et gémissant par moment des « lâche-moi », « arrête, Ethan. » Il est clair qu'elle rêve de cet enfoiré qui lui fait encore du mal. Je me redresse pour la réveiller en délicatesse mais quand elle se tourne, son bras cogne violemment contre le ce qui la fait encore plus pleurer de douleur alors comme je peux, j'essaie de la calmer mais elle cauchemarde toujours. Délicatement je viens déposer ma main sur sa cuisse non blessée pour qu'elle arrête de bouger et elle se réveille en sursaut. Affolée et apeurée, elle se redresse et se recroqueville contre le mur en ramenant ses jambes près de sa poitrine comme pour se protéger et me regarde désolée de m'avoir réveillé.

– Mari', calme-toi, ce n'était qu'un cauchemar...
– Ta... main... s'il te plaît...

Je réagis vite et la retire en m'excusant. Elle ferme les yeux de douleurs et s'excuse :

– je suis désolée de t'avoir réveillé.
– Ce n'est rien. La rassuré-je.
– Quelle heure est-il ? Demande-t-elle en regardant vers la fenêtre le jour qui se levait derrière mes volets croisés que je n'avais pas fermés.
– Six heures cinquante.
– Tu te lèves quand pour aller bosser ?
– Dans dix minutes.
– Désolé d'avoir interrompu ton sommeil à cette heure-là.
– Ne t'excuse pas...

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