Chapitre 2 : le pire des connards.

8.2K 543 206
                                    

Newt ne mit pas longtemps à comprendre quel genre de connard était Thomas. Il lui avait fait faire le tour de la maison et le brun était resté scotché à son téléphone l’ignorant complètement. Il fredonnait parfois un air de sa magnifique voix (bordel, cette voix… Il pourrait l’écouter en boucle jusqu’à la fin de ses jours…) interrompant le blondinet qui s’était mit en tête de lui faire une visite guidée.

Mais le pire était arrivé quand Newt était allé prendre sa douche. En revenant dans sa chambre à ce moment là, il avait trouvé Thomas en train de lire le carnet dans lequel il mettait toutes ses pensées les plus secrètes. Le blondinet lui avait arraché le petit livre des mains en lui hurlant de sortir de sa chambre. Le jeune homme n’avait nullement été impressionné par la mini-crise de colère que venait de lui piquer le blond et s’était moqué ouvertement de lui.

-  Bah alors, Newtie, on écrit un journal intime ? C’est qui cet Aris ? Et ce Drago ? Et ce… il fit mine de réfléchir, ah oui… Ce Minho ? 

Newt se sentit rougir. Pas de honte, non, mais de colère. Colère qui se renforça lorsque Thomas se dirigea vers sa bibliothèque qui, en plus de soutenir tout ses livres, contenait ses CD et DVD et qu’il attrapa un DVD de Tom et Jerry.

- Thomas lâche ça.

Thomas se tourna vers Newt avec un sourire narquois sur le visage.

- Bébé Newt regarde encore des dessins animés… Dis moi, tu dors encore avec une peluche titi aussi ? 

Newt serra les points. Pour lui, Thomas était une sorte Aris bis avec un peu plus de muscles, car oui, môsieur avait balancé son manteau couvert de neige sur le parquet de la pièce, (dévoilant un t-shirt à manche longue de couleur bleu qui moulait à la perfection ses abdos et pectoraux… Non, non Newt n’avait pas maté…), ce qui avait grandement énervé le blond qui était le seul à pouvoir foutre le bordel dans sa chambre.  Thomas s'affala sur le lit, les bras croisés derrière sa tête et se mit à fixer le plafond en soupirant de contentement. 

- Dis, Newtie, j’espère que t’as un matelas en rab’ parce que moi je prends ce lit.

Le jeune homme espérait avoir mal entendu… 

-  Bah oui bien sûr que tu peux prendre le lit… Pis t’as qu’a t’installer dans ma chambre aussi pendant que tu y es !

- C’est vrai ?

- Hé, tocard, l’ironie tu connais ? Tu vas sûrement dormir sur le canapé ou dans la baignoire mais dans mon lit… Tu peux toujours rêver !  

Newt espérait de tout son cœur que son père ait eu l'idée de le mettre dans une autre pièce, une pièce loin, très loin de sa chambre (comme le grenier par exemple…). Il maudissait son imagination qui lui montrait des scénarios plus horrible les uns que les autres (dans le pire des cas, il se voyait partager son lit avec Thomas… Horreur !!!) et se demandait quand son père aurait terminé de rénover la chambre d’ami pour qu’elle puisse accueillir le brun.

- Hé, Newton, tu peux aller chercher mes bagages ?

- J’ai l’air d’un valet de chambre ? Non. Alors tes bagages tu peux te les foutre dans ton...

- Newt ! Thomas ! A table !!!

- ...cul.

- Lol. Tu m'fais peur, ironisa Thomas.

A vrai dire Newt n'avait pas vraiment voulu lui faire peur, mais quand on l'énervait il ne pouvait s'empêcher de lâcher deux-trois insultes, c'était comme vitale chez lui quand son cerveau bouillonnait de rage et là, il avait déjà atteint un sacré niveau.

-  ...Sinon j’veux pas te mettre à la porte, hein, mais moi j'aime bien dormir seul.

- Tu peux toujours dormir dans le grenier, t’sais… 

Thomas lui jeta un regard noir et le blond afficha un petit sourire victorieux tout en se laissant tomber sur le vieux fauteuil (le plus loin possible du lit sur lequel était toujours allongé l’autre con) exaspéré par le comportement du brun.

Le jeune homme se demanda combien de temps encore il devrait supporter Thomas et ses manières de petit prince capricieux encore longtemps parce qu’il n’allait pas tarder à exploser. Un esclave. C’était le mot, Thomas le traitait comme un esclave à son service.

Super. En plus d’être maltraité au lycée, il aurait le fils de la compagne de son père dans les pattes en rentrant chez lui. Le rêve…
Le blond se dirigeait vers la porte lorsqu’il entendit la (merveilleuse) voix de son tortionnaire.

- Newt, dis leur que j'exige de dormir seul.

Le jeune homme leva les yeux au ciel et descendis les escaliers afin de rejoindre les adultes qui riaient comme des baleines dans la salle à manger

__________________

Chapitre corrigé ✓

Un soir (newtmas).Où les histoires vivent. Découvrez maintenant