Mon réveil résonne au loin dans mes oreilles ce qui me met déjà de mauvaises humeur, déjà que je ne suis pas du matin... Je trouve la force lointaine pour attraper mon téléphone et le déverrouiller afin d'éteindre cette musique infernale et remarque j'ai une notification sur l'icône « message ». Intriguée de savoir qui a bien pu m'envoyer un message quelques temps plus tôt, je l'ouvre, Nathan. Nathan m'a envoyé un message ce qui m'étonne assez après notre conversation d'hier soir, je pensais avoir coupé tous les ponts mais visiblement, non...

De : Nathan:)

à : moi

« Salut Mari'. Il faudra qu'on parle j'ai vraiment réfléchis à ce que tu as dit.. »

Merde... pourquoi ai-je réagis comme cela ? Dès que je prononce son prénom dans mon esprit mon ventre accueille une sensation vraiment étrange. Je ne peux pas tomber amoureuse de ce garçon aussi vite surtout que c'est le surveillant de mon bahut et pourtant, j'ai la légère impression que si je continue à le voir, ça va vite être réglé.

De : moi

à : Nathan:)

« Hey. On parle après les cours je finis à seize heures, si tu veux. »

Je pars me maquiller et discute avec lui en même temps.

Marilys ! Dépêche-toi avec la salle de bains ! Hurle mon tuteur.

Je souffle et sort en claquant la porte. Vivre ici est infernal. J'ai vraiment hâte de commencer à travailler et de pouvoir vivre tranquillement et avoir mon chez moi. Mon téléphone vibre, je le sors de la poche arrière de mon jean et lis le message tout en buvant dans mon verre de jus de fruit.

De : Nathan :)

à : moi

« Ce soir ça ne va pas être possible... Je finis à dix-huit heure et après je dîne avec mes parents. »

De : moi

à : Nathan :)

« Si je fais en sorte d'être collée, je pourrais être avec toi en salle de retenue ? »

C'est le seul moyen que j'avais de pouvoir être seule avec lui sans que l'on me l'interdise et aussi d'échapper à cette horrible famille qui me casse les pieds. Si je peux appeler cela une famille à mes yeux.

Nathan ne me répond pas, il est sept heures et demie, il doit certainement commencer à bosser. J'attrape mon sac et pars en direction du lycée pour une journée assez chargée. Je déteste le jeudi, c'est ma plus grosse journée et rien de tout cela ne m'enchante. La seule chose qui peut me motiver à aller en cours c'est certainement Nathan.

Quand j'entre dans la cour du lycée je dis bonjour à quelques personnes et mes amies mais Ethan arrive et m'attrape le bras violemment pour me tirer hors du groupe de personnes avec qui j'étais. Nous nous trouvons seul dans un coin de la cour, me bloque entre le mur et lui et s'approche de moi dangereusement, plaçant sa main contre le mur afin de ne pas me laisser partir.

Qu'est-ce que tu veux !? Craché-je.

Alors, il baise bien ?

Qui ?

Le surveillant.

Mais t'es complètement parano.

Je suis le seul au courant mais tu sais je connais tout le monde dans ce lycée et en deux minutes tu passes d'une réputation de « pute » à « grosse pute. »

Ethan s'est amusé à me balancer une réputation de salope en parlant à un tas de gens qu'il connaît bien évidemment et j'avais beau me défendre, les gens se foutent de mes mots. Ils adorent tous Ethan Comme certains m'apprécient mais les réputations sont vite faites et ont du mal à s'évaporer.

- Je n'ai pas de liaison avec ce connard !

Il recule et me regarde étonné en arquant un sourcil. Insulter Nathan de connard et trouver un petit mensonge et le seul moyen d'éviter qu'une fausse rumeur de ce genre se propage dans le lycée car ça peut très vite dégénérer pour Nathan comme pour moi.

- Un connard ? Répète-t-il.

- Oui, il m'a collé de quatre à cinq.

Il recule sans me lâcher du regard et lève les yeux quand la sonnerie pour aller en cours retentit. Il empoigne son sac à dos qu'il avait laissé par terre et monte rejoindre les autres sans dire un mot de plus. Maintenant je vais tout faire pour essayer de me faire coller. Être désagréable, mal parler à mes professeur, je ne sais pas encore comment mais il faut que j'arrive à me faire coller.

~

- Salut, Nathan. Dis-je froidement en rentrant dans la salle de retenu. La salle est vide ? Je suis la seule ?

- Oui. Quelques-uns méritaient plus une retenue que toi mais comme il fallait qu'on parle j'ai préféré rien dire aujourd'hui et être cool.

- Oh...

je m'assieds à la table près de son bureau et tourne ma chaise vers lui.

- Qu'est-ce que tu as fait pour être collée alors ? Demande-t-il impressionnée.

- Au cours de sciences avec Clark. J'ai dit que je n'avais pas mes affaires. Et après je dois dire que c'est un peu parti en cacahuète car je l'ai insulté et lui aussi donc il m'a exclu. Je suis descendu en vie scolaire, j'ai vu que tu n'y étais pas et là on m'a dit que j'étais collée et exclue.

Nathan place sa main sur son front et se cache les yeux en laissant échapper un rire, je ris également et il me regarde en venant mettre une de mes mèches tombantes derrière mon oreille. C'est vrai que j'ai réfléchis en cours aujourd'hui et je me suis dit que peut-être je ne devrais pas rejeter Nathan, je devrais certainement lui dire qu'on peut essayer et m'excuser de l'avoir vexée.

- Au fait, Nathan... Par rapport à hier soir... Commencé-je.

- Oui, moi aussi j'ai quelque chose à te dire.

- On devrait peut-être...

- Arrêter, oui. Tu as raison. Je tiens à ce poste ici et j'aimerais vraiment devenir CPE l'année prochaine alors je ne veux pas que Ethan balance quoi que se soit. M'interrompt-il.

Je reste figée quelque minutes et baisse les yeux. Je commençais à m'attacher à lui et je voulais lui dire que sa présence me rendait heureuse. Que sa compagnie m'aidait à aller mieux mais je renfonce toutes ses pensées en moi et remonte mon regard vers lui avant de répondre d'une petite voix :

- Oui... t-tu as raison.

Il acquiesce et ouvre un cahier pour me noter présente en heure de colle.

- Et toi, tu voulais me dire quoi ?

- Rien... la même chose que toi. Rien de plus...

- Tu es sûre ?

- Oui, oui.

Je lui souris sans qu'il ne puisse imaginer que je voulais l'inverse et me tourne vers ma copie. Je dois faire un travail de sciences pour ce trou du cul de prof de sciences sans style vestimentaire et lui rend la feuille quarante minutes après.

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