POINT DE VU DE MARILYS

Finalement, Nathan a réussi à me  convaincre pour que je reste dormir chez lui. Quand j'entre, il allume  la lumière derrière moi et j'observe les alentours.

- Ta chambre est très jolie.

- Merci.

Je m'assieds sur son lit et le regarde sortir un tas de couverture d'un placard qu'il étale au sol.

- Je vais te laisser mon lit.

- Tu vas dormir sur le sol ?

- Oui.

Il  se met à genoux et étale les couettes pour se former un matelas. Je  fais un mouvement négatif de la tête puis il s'arrête dans son geste.

- Quoi ? Demande-t-il.

- Je squatte déjà chez toi, il est hors de question que tu dormes par terre.

- Si, ne t'inquiète pas.

- Non.

- Marilys.

- Nathan.

- S'il te plaît, dors dans mon lit.

- Je ne veux pas profiter, arrête.

- Je te dis que ça va.

Je roule des yeux puis il reprend gêné :

«   Il y a la place pour nous deux, sinon. Je ne jouerai pas les gros  pervers si c'est ce que tu penses. Je veux simplement arrêter cette  conversation. »

- D'accord, oui.

- Super. Je vais me changer.

Nathan quitte sa chambre et il revient quelques minutes plus tard avec sa  brosse à dents dans la bouche. Il fait le mouvement nécessaire pour se  les laver et ouvre son placard où il sort un grand t-shirt rouge à lui  et le pose sur le lit. Il me le montre du regard ce qui veut dire qu'il  est pour moi. Il retourne dans la salle de bain après s'être lavé les  dents pendant que je me change. Il revient et remarque que malgré la  taille un peu plus grande que ce que je porte habituellement, le t-shirt  me va tout de même un peu petit.

- Hum...

- Tu veux un de mes short de sport ?

Il  a lu dans mes pensées. Je me regarde dans son miroir mural et remarque  que l'on voit les bleus figurants sur le bas de mon corps. Il me lance  un regard de pitié et me sort un short de sport de son placard. Je  l'enfile sous ses yeux et il m'envoie un léger sourire.

- C'est mieux ?

Je fais un hochement de tête positif et le suis pour se glisser dans son lit.

POINT DE VUE DE NATHAN

Cela  fait deux bonnes heures que Mari' a prit le sommeil et quelques minutes  quelle s'agite comme si elle cauchemardait. Elle me fait beaucoup de  peine et là ça commence à devenir un peu grave. Elle se fait battre chez  elle et elle ne dit rien. Le silence est sa seule arme. Je fais  semblant de dormir quand elle se réveille et je vois qu'elle baisse son  short du coin de l'œil. Elle ne me regarde pas alors je ne peux  m'empêcher de regarder ce qu'elle fait et grâce à la faible lueur que  j'ai laissé dans ma chambre, je vois qu'en fait, elle regarde une de ces  blessures. Je vois une grosse marque rouge semblable à une épaisse  coupure. Elle se tourne vers moi et voit que j'ai les yeux ouverts. Elle  remonte son short et se rallonge dans le lit.

- Je... suis désolée de t'avoir réveillée.

Je  me redresse et elle suit mon mouvement en plissant les yeux de douleur.  Je vois qu'elle souffre mais qu'elle ne montre aucun signe qui veut que  je le remarque mais je ne peux pas la laisser comme ça.

- Montre-moi.

- De ?

- Ta blessure, Mari'.

- Non.

- Tu as peur que je te mate ? Crois-moi, ce ne sont pas du tout mes intentions sinon je t'aurais déjà embrassé. Rie-je timidement pour essayer de détendre l'atmosphère

- Je n'ai pas peur de ça ! S'énerve-t-elle.

- Alors fais-moi confiance pour que je vois ta blessure qui a l'air de te faire mal.

- Elle me fait mal...

Elle  s'allonge et baisse son short pour laisser apparaître le haut de sa  culotte et elle descend l'élastique d'un centimètre même pas. La coupure  se trouve sur le côté et placée juste là où se trouve l'élastique. Si  sa culotte la serre, c'est normal qu'elle est mal.

Je frôle la blessure de mon index et me lève.

- Viens, je vais te désinfecter.

- N-Non...

- Mari', il le faut...

- Non, je n'ai pas la force de me lever.

- Dans ce cas-là, j'arrive.

Je  me lève pour aller chercher des cotons et du désinfectant et y placer  un pansement. Sa blessure qui a été faite certainement par un couteau  m'intrigue un peu et je n'ose pas lui demander comment cela est arrivé.  Elle pourrait s'énerver à nouveau et ça gâcherait le lien amical que  l'on commence à créer.

- Voilà. Chuchoté-je en revenant dans ma chambre.

Elle ouvre les yeux et me regarde comme si elle me remerciait mais qu'elle ne trouvait pas la force de me le dire.

- Ça va un peu piquer.

- Je m'en fiche... Souffle-t-elle. Je sais ce que ça fait...

Après  l'avoir soigné je me rallonge à ses côtés et elle se faufile dans mes  bras comme pour y trouver du réconfort. Je ne la repousse pas et appuie  mon menton sur son crâne avant de la serrer un peu contre moi. J'ai  l'impression d'avoir une petite sœur qui a besoin de se confier mais je  crois que ce que je ressens en ce moment est plus étrange que de l'amour  frère-sœur. Je ne tombe pas amoureux d'elle, ça c'est sûr et certain  mais je reste attaché et j'aime être près d'elle.

- Dors, princesse... Chuchoté-je.

- Je ne suis pas une princesse.

- Mais tu es aussi forte.

- Mais pas aussi belle...

- Chut...

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