Chocolate

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Il ne se souvenait pas combien de chocolat il avait mangé. Il se souvenait juste qu'il en avait assez mangé pour que sa logique habituelle ai débarrassé le plancher. Actuellement, il était gracieusement vautré contre un des murs de sa chambre dans l'USS-Enterprise. Depuis combien de temps était-il là? Il ne sait plus.
Soudain, la porte de sa chambre coulissa, laissant entrer le docteur McCoy.
Étrange, il ne se souvenait pas l'avoir appelé...
Les yeux du docteur s'écarquillèrent en voyant le sang-vert avachit contre le mur, les joues légèrement vertes.
" Bordel! Mais qu'est ce que vous avez foutu Spock?! ", s'exclama-t-il, choqué.
" Je... "
Spock tenta de reflechir mais c'était peine perdue. Ses pensées étaient bien trop confuses pour ça. Mince alors!!
" Chocolat. ", déclara le vulcain comme une évidence, tout en pointant les boîtes de truffes vides, comme si c'était elles les coupables.
" Mais ma parole vous êtes complètement frappé! ", s'écria Bones. " Vous savez très bien que vous tenez pas avec quelques pépites alors avec des truffes!! Qu'est ce qu'il s'est passé dans votre foutue tête de sang-vert?! Vous en avez pris combien? "
" Sais plus... ", répondit le vulcain en fronçant les sourcils.
" Levez vous! On va chercher quelque chose à l'infirmerie! ", ordonna le docteur.
Le commander se leva avec difficulté, fit quelques pas hésitant en direction de McCoy mais s'effondra. Qu'est ce que son corps était lourd...
" Bon dieu Spock! Relevez vous! Vous... "
" Vous êtes étrangement confortable docteur... ", murmura Spock.
Ce qui eut pour effect de clouer le bec du dit docteur, en plus de ce qui se pressecontre sa hanche. Il rougit.
" Vous êtes... mignon... ", déclara le vulcain d'une voix chaude. "Beaucoup trop pour mon bien être mental et physique... "
Et le sang-vert s'empara voracement des lèvres du terrien qui n'en revenait pas mais qui répondit tout de même au baiser du vulcain. Celui-ci rompit leur échange et partit à l'exploration du cou de son partenaire ; tandis qu'une de ses mains dériva vers le sud de son anatomie pour se poser sur le membre déjà dur du médecin. Bones n'en menait pas large. Ce satané lutin au sang vert est foutrement doué! Il laissa ses mains passer sous le t-shirt du lutin en question. Et quand il effleura ses flancs, il reçu un magnifique geignement de plaisir et eut la surprise de voir ses joues se teinter d'un vert plus foncé. Ohlala... Le médecin se sentit encore plus serré dans son pantalon. Spock devait avoir le même problème car il les débarrassa de leurs vêtements pour les jeter plus loin. Bones put alors contempler le corps du vulcain, légèrement vert par endroit. Il est magnifique c'est indéniable. Le torse d'une blancheur presque laiteuse, imberbe, finement musclé, les hanches étroites, les jambes fuselées. Immanquablement, son regard fut attiré par ce que le vulcain présentait entre les dites jambes. De part et d'autre de son sexe vert pâle, se trouvait deux fines tiges. Le docteur effleura l'une d'elle avec un de ses doigts. Celle-ci s'enroula autour tandis que le sang-vert haletait doucement. McCoy fit quelques va et vient, faisant gémir bruillement Spock. " Dieu qu'il est réceptif... ", pensa le terrien avant d'engloutir la totalité de son sexe dans sa bouche. Ce geste eut pour effets de redresser le vulcain et de lui faire lâcher un long gémissement. Enhardit par ce son, Bones entama immédiatement un mouvement rapide, s'aidant de sa langue et de ses mains pour rendre l'acte meilleur, voulant l'entendre gémir encore et encore. Après quelques minutes, Spock le força à arrêter cette douce torture pour l'embrasser comme si sa vie en dépendait. Il en voulait plus. Beaucoup plus. Manquant d'oxygène, McCoy brisa leur échange et haussa un sourcil interrogateur, en une parfaite imitation du sang-vert. Celui-ci bascula en arrière entraînant le terrien avec lui.
" Léonard... ", gémit Spock en se frottant contre lui. " Prend moi... "
Le docteur ne se le fit pas dire deux fois. D'un puissant coup de rein, il le revendiqua comme sien, frappant d'emblée cette petite boule de nerf. Arrachant un " ouiiiiiiii...." lascif, montant dans les aigus, à son désormais amant. Mais il ne bougea pas. Jusqu'à ce que Spock gigote pour quémander du mouvement. Un frisson lui remonta l'échine.
" Léoooooo..! ", gémit le vulcain d'une voix plaintive. " Bouuuge..! "
Ce que fit le médecin avec plaisir. Il débuta un lent mouvement de va et vient, cherchant sa prostate, les faisant gémir de concert. Spock ondulait du bassin pour plus de contact. Soudain, un des coup de reins du terrien le fit crier et se cambrer plus fort que précédemment. Bones redonna un coup de butoir au même endroit, un peu plus prononcé. Le vulcain cria de nouveau.
" Trouvée... ", murmura McCoy d'une voix rauque à son oreille.
Alors, il accorda plus de vitesse, de profondeur et de force à ses mouvements. Frappant continuellement à cet endroit, réduisant le sang-vert à une masse de désir gémissante. Spock émettait un flot de parole dans ce que Bones reconnut comme étant sa langue d'origine. Il lui gémissait de continuer, d'aller encore plus vite, encore plus fort et que c'était bon. Immensément bon. Enivré par ses mots, le terrien accéda bien volontier à ses demandes en le culbutant avec la dernière énergie. Approchant peu à peu du point de rupture, le vulcain mumurait son prénom comme une prière. Et juste avant que l'orgasme ne les fauche en plein vol, Spock se redressa, prit le visage de McCoy entre ses mains, l'embrassa avec toute la passion dont il était capable, enclanchant de ce fait une fusion mentale. Ils se tendirent tous les deux sous la puissance de leur jouissance. Se serrant dans leur bras comme si l'autre détenait le plus grand secret de l'univers. Ils s'écroulèrent sur le sol, tentant de reprendre leur souffle. Bones se retira de son amant, s'attirant un léger grognement, et utilisa ses dernières forces pour les emmener sur le lit , où ils sombrèrent dans les limbes du sommeil.
Le lendemain, Spock se réveilla doucement. Étrangement bien malgré son mal de crâne. Il se retourna et vit une seringue sur la table de chevet avec un mot :
" Contre une gueule de bois carabinée de lutin inconscient.
Docteur L. McCoy "
Un léger sourire vint fleurir sur les lèvres du dit lutin. Les souvenirs affluaient, euphorisants. Il n'aurait jamais imaginé que le médecin répondrait à ses avances. Mais que faire de tout ça? Il faudrait qu'ils en parlent. En attendant, il avait son quart à faire.
McCoy était seul, penché sur les résultats de la visite médicale de son gamin de Capitaine, quand il entendit la porte de l'infirmerie se vérouiller. Il se leva dans le but d'ouspiller l'inoportint. Il tomba nez à nez avec Spock.
" Qu'est ce qui t'amène ici? ", demanda-t-il, les joues légèrement rouge.
" Je pense que nous devrions parler de ce qu'il s'est passé hier soir. ", répondit calmement le vulcain.
Les joues du médecin devinrent encore plus rouges.
" De - de quoi veux tu parler? ", interrogea Bones.
" Tu me fais perdre mes moyens. ", déclara Spock de but en blanc. " Je pense que cela explique les événements d'hier. Même Nyota n'y ai pas parvenue. Je ne pensais pas que tu répondrais à mes avances... Ça me fait... bizarre... "
Léonard était stupéfait. Le vulcain lui disait qu'il lui faisait de l'effet? Woow. Des papillons volèrent dans l'estomac du docteur. Ah bah lui aussi.
" Eh ben si je m'attendais à ça... ", souffla le médecin. " Si j'en crois les papillons qui volent dans mon ventre, tu ne me force à rien. "
Le docteur prit une des mains de Spock et y déposa un baiser. Le vulcain piqua un fard. Bones ne se rend-t-il donc pas compte que ce qu'il faisait été vachement érotique?
" Toi aussi tu es mignon quand tu rougis... Beaucoup trop pour ma santé mentale! ", parodia le docteur.
Le sang-vert hésita mais finalement, il donna un baiser papillon à Bones.
" Je te vois ce soir Léonard? ", demanda-t-il. " Il y a quelque chose d'important dont il faut que nous parlions et c'est un peu long... "
" Euh... Très bien! ", répondit McCoy.
Spock prit congé et partit faire son quart, impatient d'être au soir.
Bones arriva en milieu de soirée, son quart s'étant fini plus tard. Il ouvrit la porte et vit Jim sur le point d'embrasser SON vulcain. Une immense douleur s'empara de lui, vite suivit par la colère. McCoy referma la porte et retourna vers l'infirmerie pour aller s'enterrer sous la paperasse. Et sa flasque de whiskey tiens!
Spock repoussa Kirk. Avant, il n'aurait pas dit non. Mais depuis qu'il s'était lié à Léonard, il ne ressentait plus rien pour les autres.
" Non. ", fit fermement le vulcain. " Je ne veux pas Capitaine. Je vous prierai de quitter de ma chambre. "
Il sentit la douleur puis la colère s'emparer de lui. Mais... Non... C'était les émotions de Léonard!
" Je suis pressé Kirk! ", s'exclama-t-il d'une voix menaçante.
Il commençait à avoir mal.
Kirk prit peur et disparut. La panique se répendit chez le sang-vert qui courut vers l'infirmerie. En entrant, il tomba sur le médecin en train de retirer son t-shirt et qui pestait dans plusieurs langues. Sa bouche s'assécha. Dieu qu'il était magnifique. Le docteur se tourna face à lui.
" Qu'est ce que vous foutez là Spock? ", cracha presque Bones.
Le ton lui fit mal. Leur lien était vraiment puissant.
" Dissiper un malentendu Léonard... ", répondit le sang-vert dans un murmure blessé.
"Je ne veux pas... ", commença McCoy.
" Je ne peux pas ressentir de désir physique ou émotionnel pour quelqu'un d'autre que toi. ", le coupa le vulcain. " Tu es mon T'hy'la. Normalement je ne peux être actif sexuellement que pendant un Pon Faar ou quand je suis lié. Le premier aurait dû avoir lieu le mois prochain. Mais les chocolats plus ta présence ont déréglé mon cycle hormonal. Il a donc eut lieu hier. Comme nous avons eut une relation d'ordre sexuellement et qu'il y a eut une une fusion mentale, nous avons créé un lien. "
Le sang-vert s'arrêta pour reprendre son souffle et continua :
" De plus, notre lien est puissant. Car, quand ta douleur et colère m'ont envahit, j'ai eut mal et le fait que tu doute de moi me fait encore plus souffrir. Mais si tu ne me crois pas, je peux te prouver ce que j'avance Léonard. ", déclara Spock avec détermination.
Il prit un des scalpel qui se trouvait non loin de lui et s'entailla profondément le poignet. Aussitôt une douleur intenable engloutit Bones. Il se précipita vers les armoires pour prendre de quoi le soigner. Le commander était déjà pâle comme un mort. McCoy le soigna aussi vite que ses doigts tremblants le lui permettaient.
" Si tu savais ce qu'il allait se passer, pourquoi m'as tu laissé faire? ", murmura le docteur une fois qu'il eut fini.
" J'éprouvais déjà de l'attirance pour toi et voir toutes ses femelles te tourner autour m'a fait douter de moi... D'où l'épisode d'hier. "
" Pourquoi Jim était-il dans ta chambre? ", demanda Bones.
" Il voulait que je l'aide pour son rapport sur la dernière mission mais une fois dans ma chambre, il a commencé à me faire des avances... "
" Que signifie ce lien? ", interrogea McCoy.
" T'hy'la signifie à la fois ami, frère et amant. Dans le language standard, la traduction la plus proche serait " âme-soeur ". Ce lien permet à deux personnes de se trouver et de rester ensemble jusqu'à la toute fin sans que rien ne puisse les séparer. Je ressens ce que tu ressens et vice et versa. Nous ne pouvons plus resentir de désir pour un ou une autre que notre T'hy'la. La seule façon de briser le lien est la mort. "
" En gros, je suis lié physiquement, émotionnellement et mentalement à toi jusqu'à la mort nous sépare? ", demanda Léonard.
" C'est un résumé acceptable. ", affirma le sang-vert.
" Oulala... si je m'attendais à ça... Au fait, pourquoi fait-il aussi chaud? ", sussura le médecin.
" Trop de vêtements sont encore présents docteur McCoy. Et il est de mon devoir de vous les enlever si cela vous incommode. ", ronronna le vulcain d'une voix suave.
" Faites donc Commander Spock. "

THE END :3

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