Chapitre 18

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PDV Pierre

« - C'est un surnom qu'on a donné au fauteuil de Charles. En faite, il est tellement grand qu'on pourrait croire que c'est un canapé mais y'a qu'une place donc monoplace ! débitais-je.
- Oui voilà et il est dans une teinte de rouge super moche donc on se moque de lui, là-dessus, continua Camille qui avait visiblement compris qu'elle avait dit une bêtise.
- Original, j'y aurais jamais pensé, faudra que tu me le montres une fois Charles, répondit Ellie.
- Euh oui, j'y penserais, bredouilla-t-il en me lançant un regard accusateur.
- Voilà le resto ! lança Camille pour changer de sujet. »

Je laissai les 2 filles suivre le serveur vers une table et retenu Charles par la manche de son tee-shirt.

« - Charlot, c'était quoi ça ? le questionnais-je en vérifiant qu'Ellie et Camille étaient trop loin pour entendre.
- Ouais désolé mon Pierrot, j'ai complètement zappé de mettre Camille au courant mais, après, elle a bien géré, ELLE.
- Qu'est-ce que tu sous-entends avec le « elle », tentais-je de dire sérieusement avant d'éclater de rire.
- Je te jure, quand t'es parti dans ton explication de canapé fauteuil je sais pas quoi, je rigolais intérieurement. Je sais même pas où t'as été nous chercher ça.
- J'ai eu trop la pression, c'était clairement pas le moment lui expliquer que t'avais une voiture rouge à une place, ça lui aurait direct mis la puce à l'oreille, qui ne connaît pas Ferrari ?
- En tout cas, ok toi tu t'en es sorti, mais moi ? On a plus qu'à prier pour qu'elle oublie cette histoire, étonnement, j'ai aucun gros fauteuil rouge à lui montrer !
- On verra en temps voulu, on doit encore survire à un dîner, lui rappelais-je, en marchant vers les filles.
- Je sais pas quelle mauvaise idée t'as encore eu en proposant ce plan, râla Charles, en traînant des pieds derrière moi.
- Qu'est-ce que vous mijotez encore tous les 2, demanda Camille en nous voyant s'installer.
- Rien, rien, dis-je en même temps que Charles.
- Vous êtes pas meilleur ami pour rien, rigola Ellie.
- Ça je ne te le fais pas dire, continua Camille.
- D'ailleurs, tu m'as jamais dit, je crois, Pierre, vous vous êtes connu comment ?
- Euhm au collège, on était dans la même classe !
- Ah t'habitais aussi en Normandie, Charles !
- Bah non, je suis né à Monaco, j'y ai toujours vécu, répondit-il, dubitatif.
- Bah tu m'as pas dit que t'étais né à Rouen ? me demanda Ellie, perdue.
- Messieurs, mesdames, qu'est-ce qu'il vous ferait plaisir en apéritif ? me sauva le serveur.
- Un cocktail sans alcool, m'empressais-je de répondre.
- Pareil pour nous 2, ajouta Charles.
- Un diabolo fraise pour moi, s'il vous plaît !
- Tu nous rappelles t'as quel âge Elliecoptère ? se moqua Charles.
- Dis le gars qui fait ce genre de jeu de mots ! Mais, rigolez pas, les diabolos sont supérieurs à toutes vos boissons !
- Ahah, si tu le dis, sinon, qu'elle est cette chose dont tu m'as parlé ce matin ?
- Ah oui c'est vrai, je vais pouvoir avoir l'avis de plusieurs personnes.
- Tu me fais peur.
- Pour remettre les bases, je suis avec un gars depuis un peu plus d'un an. On s'est connu au lycée, mais on a fait nos études loin, lui à Paris, et moi à Nice donc relation à distance depuis le début.
- Oula qu'est-ce qu'il a fait Noah ? la questionna Charles.
- Ah je vois que t'es bien renseigné, remarqua Ellie en me lançant un regard interrogateur.
- Oui, j'ai forcé Pierre à me raconter, j'étais trop curieux, vola à mon secours, Charles.
- Je vois, enfin bref, j'ai appelé Noah ce matin et surprise, c'est pas lui qui a répondu ! C'était une fille avec une voix insupportable genre hyper hautaine. Elle m'a trop mal parlé et en plus, le pire c'est qu'elle m'a apprit que j'étais en +33 dans le tel de mon propre mec !
- Pardon ?! m'insurgeais-je.
- Non mais oui, il l'a appelé mon cœur en plus donc ils sont clairement ensemble.
- La vache... Et ça va toi ? demanda Camille.
- Oui, en vrai je m'attendais à me sentir bien plus mal. J'avoue que ça faisait un moment que je n'avais plus de sentiments pour lui, mais j'aurais préféré qu'on termine notre histoire avant qu'il en commence une autre, au moins par respect.
- Oui bah clairement, c'est le minimum, tu connais pas son prénom par hasard ? l'interrogea Charles.
- Si attends, Carla je crois, ou Clara, peut-être, je sais plus. »

Mon bel inconnu - Pierre GaslyOù les histoires vivent. Découvrez maintenant