CHAPITRE 31

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Nous nous mettons donc en route pour la maison des Wheeler où nous sommes censé récupérer ces fameuses armes. Nancy et Robin dirigent le groupe et Steve les suit de près afin de ne pas les perdre tandis qu'Eddie et moi fermons la marche.

— Tu t'es pris pour Ozzy sur ce coup ! lance Eddie le sourire aux lèvres en parlant de tout à l'heure, quand j'ai tué une de ces créatures.

— Ozzy Osbourne ? Black Sabbath ? demandais-je intriguée.

Eddie acquiesce avant de reprendre la parole.

— Lui aussi il a décapité une chauve-souris avec ses dents. Bref, c'était mortel.

— Merci, je crois, remerciais-je d'un air hésitant.

Je n'ai pas décapité cette chauve-souris avec mes dents mais je crois bien que, de la part d'Eddie, c'était un compliment.

— Tu sais, Henderson arrêtait pas de me dire que toi et Steve étiez des vrais durs.

— Henderson a dit ça ? m'étonnais-je.

— Bien sûr. Il vous vénère comme des Dieux ! C'est gonflant, d'ailleurs. J'ignore pourquoi je me soucie autant de l'avis de cette crevette mais j'étais un peu jaloux. Tu sais, j'avais du mal à accepter le fait que Cam Hargrove soit...

— Devenu... ça, complétais-je en croisant les bras.

— ...Quand on se voyait dans la forêt, derrière le lycée, tu étais... différente. Et puis, tu voulais de la drogue aussi dure que de la scopolamine.

Je lève les yeux au ciel en riant légèrement, façon de dire que c'est faux. Pourtant, tout ce qu'il raconte est vrai, et j'ai un peu de mal à l'avaler.

— Avant... j'étais juste une trouillarde dépressive.

— Dans des circonstances normales, je n'aurais jamais sauté dans ce lac pour sauver ton drôle de copain, reprend Eddie en me rassurant. En dehors de D&D, je ne suis pas un héros. Face au danger, je prends mes jambes à mon cou, tout simplement.

— T'es dur avec toi-même, reprenais-je sincèrement.

— Non, Cam, coupe-t-il. Tu vois, si je suis venu, c'est parce que toi et ces deux autres filles avez sautées pour sauver ce mec aux cheveux soyeux, dit-il en désignant Steve. J'avais trop honte pour rester en retrait, alors que toi, tu n'as pas hésité une seule seconde.

Soudain, mes joues chauffent et je me sent terriblement mal à l'aise. Après tout, pourquoi aurais-je hésité à sauver Steve ?

— Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe entre vous deux mais si j'étais toi, je perdrait pas de temps avec lui. Ce que tu as fait, c'était la preuve d'affection la plus irréfutable que ces petits yeux cynique ont vue, dit-il en désignant ses petits yeux marrons.

Je lui souris gentiment quand soudain, un nouveau séisme nous fait tomber à terre et j'aperçois Nancy courir au loin.

— Et c'est repartie, crie Eddie visiblement en panique.

Je me relève difficilement et nous courrons également pour rejoindre notre amie. Soudain, elle s'arrête et reste bouche bée devant le spectacle. Un énorme orage, avec des éclairs rouge nous fait face. Pour être honnête, c'est intriguant et presque terrifiant.

— On y va, ordonne Nancy en reprenant la route.

Steve, Robin, Eddie et moi suivons Nancy qui part donc tout droit en direction de la maison des Wheeler. Nous marchons près de vingt minutes avant d'enfin arriver dans cette foutu maison remplie de racine dégoûtante.

OUR LOVE STORY (Steve Harrington)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant