CHAPITRE 28

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— Dustin, ici Eddie le Banni. T'es la ? Dustin, t'es la ? Dustin, répond tout de suite !

Je me réveille en sursaut à cause de ces étranges grésillements qui ne cessent de résonner dans la pièce. Je comprend aussitôt que la voix que j'entend sort du talkie-walkie de Dustin. Suite à ce qu'il s'est passé précédemment au cimetière, nous sommes tous rentrés chez Wheeler afin de se reposer. Tout le monde était très fatigué et nous avons décidé de faire la garde à tout de rôle pour surveiller Max.

— Eddie ? C'est Cam, répondais-je avec le talkie dans les mains.

— Hargrove ! s'exclame-t-il la bouche pleine. Il faudrait m'apporter à manger rapidement si vous ne voulez pas que je sorte de là.

— Non, ne sort surtout pas ! intervenais-je. Reste où tu es et on arrive dès que possible.

— Attend, Cam ! Pense aussi à prendre des bières.

Je soupire sans manquer de lever les yeux au ciel. C'est vraiment pas le moment de demander des bières alors qu'une de vadrouille de police est à ses trousses.

— Ça a l'air débile, je sais, mais en ce moment, une bière fraîche me calmerait bien les nerfs.

Je tourne désespérément la tête vers les autres qui dorment profondément et je remarque soudainement que Max n'est plus sur le canapé. Dustin était censé monter la garde !

— Je te rappelle, répondais-je simplement  à Eddie en me relevant avant d'abaisser l'antenne du talkie.

Je m'approche de Dustin qui est totalement endormi avant de le secouer dans tout les sens.

— Dustin, reveille-toi ! Tu devais surveiller Max ! râlais-je.

— Oui, je sais, dit-il confus et encore dans les vapes.

— Alors dit moi, elle est où ?

— Elle est là, dit-il simplement en montrant le canapé vide.

Ses yeux s'écarquillent et il se lève soudainement à son tour en essuyant la bave qui a légèrement coulé le long de sa joue.

— Je me suis assoupie à peine cinq minutes ! se justifie-t-il en panique.

— Cinq minutes ?! Plutôt trente minutes, tu veux dire !

Il regarde sa montre et ne tarde pas à grimacer de nouveau.

— Peut-être bien une heure, corrige-t-il timidement.

Ma main vient se plaquer contre mon front et nous remontons alors les escaliers afin de trouver Max. En passant dans la cuisine où se trouve Mr et Mme Wheeler, je remarque que Max est assise sur une des chaises autour de la table à manger. Un soupire de soulagement s'échappe intentionnellement de ma bouche et Mme Wheeler me sourit.

— Bonjour les enfants, tout va bien ?

— Oui, tout va bien, affirmais-je.

— Je trouve ça vraiment mignon que vous restiez tous ensemble comme ça, continue-t-elle me souriant gentiment.

—Ils pourraient aller chez quelqu'un d'autre pour changer, se moque Mr Wheeler.

Je souffle avant de m'assoir à table, à côté de Max.

— Tu es toujours le bienvenu, précise Mme Wheeler en s'adressant à Dustin sans manquer de lancer un regard noir à son mari.

— Merci, vous êtes comme ma famille, répond aussitôt mon ami. Vous permettez ? demande-t-il en désignant les pancakes.

OUR LOVE STORY (Steve Harrington)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant