chap : 76 ( fin )

838 32 22

— Tu détestes ça à ce point-là ? souffle-t-il, horrifié.

— Enfin... non,  Non, c'est plus ambivalent que ça. Je n'aime pas, mais je ne déteste pas. Je le fais pour toi, louis, parce que toi, tu as besoin de ça. Pas moi.  je te fais confiance. Mais quand tu veux me punir, j'ai peur que tu me fasses mal.

Ses yeux s'assombrissent d'une lueur d'orage. Le temps se dilate et s'envole avant qu'il ne me réponde.

— Je veux te faire mal. Mais pas plus que tu ne peux le supporter.

Merde !

— Pourquoi ? Il passe sa main dans ses cheveux et hausse les épaules.

— J'en ai besoin, c'est tout. Il se tait et me dévisage, angoissé, avant de fermer les yeux et de secouer la tête.

— Je ne peux pas te le dire, chuchote-t-il.

— Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?

— Je ne veux pas.

— Donc, tu sais pourquoi.

— Oui.

— Mais tu ne veux pas me le dire.

— Si je te le dis, tu vas partir en hurlant pour ne plus jamais revenir. Je ne peux pas courir ce risque, harrold.

— Tu veux que je reste ?

— Plus que tu ne l'imagines. Je ne supporte pas l'idée de te perdre. Oh mon Dieu. Il me regarde et tout d'un coup, m'attire dans ses bras pour m'embrasser passionnément, ce qui me prend complètement au dépourvu. Toute sa panique et son désespoir s'expriment dans ce baiser.

— Montre-moi, lui dis-je, soudain déterminé.

— Te montrer quoi ?

— Montre-moi à quel point ça peut faire mal.

— Quoi ?

— Punis-moi. Je veux savoir jusqu'où ça peut aller. Louis s'écarte de moi, complètement dérouté.

— Tu serais prêt à essayer ?

— Oui. Je viens de te le demander.

En réalité, j'ai une idée derrière la tête. Si je le laisse me faire mal, il me laissera peutêtre le toucher ?

— harry, je ne comprends pas.

— Moi non plus, mais j'essaie. Comme ça, toi et moi, on saura une fois pour toutes où on en est. Si je supporte la douleur, alors peut-être que tu... Les mots me manquent, et ses yeux s'écarquillent à nouveau. Il sait où je veux en venir. Un instant, il a l'air déchiré, mais un air de résolution s'installe sur ses traits, et il plisse les yeux en me scrutant d'un air calculateur, comme s'il envisageait les alternatives. Abruptement, il m'attrape par le bras et m'entraîne dans l'escalier jusqu'à la salle de jeux. Le plaisir et la douleur, la récompense et la punition - ces mots qu'il a prononcés il y a si longtemps résonnent dans mon esprit.

— Je vais te montrer jusqu'où ça peut aller. Ensuite, la décision t'appartiendra. (Il s'arrête devant la porte.) Tu es prêt ? Je hoche la tête, résolu mais pris d'un soudain vertige ; tout le sang s'est retiré de ma tête et j'ai l'impression que je vais m'évanouir. Il ouvre la porte et, sans lâcher mon bras, attrape ce qui ressemble à une ceinture sur le portant, puis me traîne jusqu'au banc en cuir à l'autre bout de la pièce.

— Penche-toi sur ce banc. Très bien.

Je peux y arriver. Je m'incline sur le cuir lisse et doux. Il ne m'a pas fait retirer mon peignoir. J'en suis un peu étonné. Bordel de merde, je vais déguster... je le sens.

fifty shades of tomlinsonLisez cette histoire GRATUITEMENT !