Chapitre 2

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Je respire pour essayer de me calmer. Je vais bien, tout va bien, c'est inutile de s'inquiéter pour rien, je me mets juste trop de pression. Je retourne à ma copie, en essayant de rester la plus concentrée possible.

- « Posez vos stylos s'il vous plaît, l'épreuve est terminée. »

Je mets mon point final. Je pense m'être plutôt bien d'embrouillée.
Je rends ma copie, je signe la feuille, et je sors de la salle. Je me sens essoufflée, comme si j'avais couru...

- « Ivy... Ivy... Ivyyyy ! »

Je redresse la tête surprise, comme si j'avais eu une absence.
Monica me regarde.

- « Ça va ? » Demande-t-elle.

- « Ouais... ouais ça va désolée, je réfléchissais à ce que j'avais mis sur ma copie... » lui dis-je en souriant.

- « Oula oui... ça c'est bien passé pour toi ? » continue Monica en m'entraînant dehors.

- « Ouais j'espère, je crois pas avoir mis trop de conneries... » murmurais-je

- « Ah m'en parle pas... Bon aller on va se prendre un glace et se poser au parc, j'en peux plus j'ai cru que j'allais mourir de chaud dans cette classe. » Souffla Mo

- « Je te suis. » répondis-je

On est aller à la supérette en nous racontant ce qu'on avait mis dans nos copies, le sujet n'avait pas été trop difficile. Ensuite on est aller se poser sur un banc tranquilles, à l'ombre : j'ai hâte que cette semaine ce termine... une fois le bac en poche, j'irai à l'étranger. J'ai toujours rêvé de voyager : ce sera la belle vie.

Une fois nos glace terminées, nous nous séparons et rentrons chacune de notre côté. Une brise légère se met à souffler. J'arrive devant la première maison du quartier : un chien m'aboie dessus. Je sursaute. Il n'y a jamais eu de chien dans cette maison ! Dans mon mouvement de recul je heurte un jeune homme qui fait tomber des feuilles.

- « WoW ! Je suis désolée ! » m'excusais-je gênée.

Je me baisse pour l'aider à ramasser ses feuilles.

- « Non c'est moi je regardais pas où j'allais. » répondit le jeune homme.

Il rassemble ses feuilles, je le scrute un moment. Il finit par rassembler l'ensemble de ses affaires et se relève.
J'aperçois enfin son visage qui jusque là était caché par une casquette noir.
Le jeune homme me sourie.

- « Merci. » dit-il

Son sourire me fait fondre.

- « De rien... » bredouillais-je.

Il tourne les talons. Je reste là un moment avant de moi même reprendre ma marche vers la maison.
Une fois arrivée à bon port je me jette dans mon lit, vidée par la matinée que je viens de passer.
Je ferme les yeux, il fait frais chez moi... je suis bien... tellement bien...
Mon ventre se met à gargouiller. Je me lève et me dirige vers la cuisine.
Je passe le reste de la journée à la maison, bien au frais, à relire mes cours pour l'épreuve de demain.
Le soir je me couche la boule au ventre parce que la comptine n'a pas quittée mes pensées depuis se matin.

« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... »

Le décors est toujours le même : une petite ruelle étroite et sombre où je me cache entre une caisse et des poubelles. Rien ne change même tension, même  décors, même cachette, mêmes pensées... tout est identique ou presque... dans le fond sonore une phrase a été ajoutée....

« Si le loup y était, il nous man-ge-rait. »

Une ombre se dresse à côté de moi, mon cœur va lâcher.

- « Je t'ai trouvé Ivy... »

Ça aussi ça a changé.

Je me réveille en sursaut comme d'habitude, je ne me sens pas mal mais pas non plus aussi bien que la veille, je regarde mon réveille : 6h45
Je me lève et la journée de la veille se répète, je vais au lycée, je passe quatre heures à croupir dans une salle remplit d'ados dons le cerveau est en train de fondre, je sors de la salle et je rejoins Monica.
Puis je rentre à la maison. La journée passe... je n'arrive pas à manger...
20 h00 on sonne à la porte.

- « Ivy va ouvrir s'il te plaît ! » me demande ma mère.

Je m'exécute. J'ouvre la porte. Un homme d'une quarantaine d'années environ se tient devant moi et me sourit.

- « Bonsoir excusez moi de vous déranger si tard, je suis votre nouveau voisin et je voulais savoir si vous pouviez me prêter une clé à molette, j'ai un évier qui fuit et... » explique t-il

Mon père apparaît derrière moi.

- « Bonsoir, oui bien entendu, je vais vous cherchez ça. Venez. » l'invite mon père qui engage la discussion avec le voisin.

Je referme la porte et je rejoins ma mère pour l'aider à terminer la vaisselle.
Mon père et le voisin remonte de la cave avec la clé à molette.

- « Je vous remercie beaucoup cher voisin ! » remercie le voisin.

- « Je vous en pris, c'est normal de s'entraider. » répond mon père.

- « Je vous le rendrais dès que possible. »

- « Très bien. Bonne soirée à vous, et bienvenue dans le quartier ! »

- « Merci, à bientôt ! »

Mon père referme la porte.

- « Il est sympathique se nouveau voisin » clame mon père.

- « Si tu le dis » marmonnais-je

Moi je ne le sens pas. Je ne sais pas pourquoi... enfin si je sais : je suis une asociale alors forcément...

Je monte me coucher.

Loup y es-tu ? Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant