chapitre dix-huitième

3.4K 257 30

Pdv Harry. 

Elle est partit. Envolé. Sauvé. Je ne peux pas croire ça. Je ne peux pas croire quelle n'est plus a mes côtés. Je ne peux pas croire que tout cela est arrivé. C'est impossible. Ce n'est pas vrai. Pas vrai, non. Bientôt trois heures que je suis dans le coin de la chambre et que cette femme -celle de l’accueil- vient toquer à la porte pour hurler que je dois m'en aller. Nous avons été virés. Enfin, désormais je suis seul. Mes genoux contre mon torse, mes plus sombres pensées au creux de la tête, j'établis un plan. Eden m'a promit, elle m'a promit une semaine. Elle me doit encore deux jours. Trois petits jours. Une promesse est une promesse. Et même, si elle ne veut pas venir, elle n'a pas le choix. 

Je me suis levé et j'ai pris ma veste sur l'un des dossiers de chaise, j'ai soufflé pensant déjà à la connerie prochaine que j'allais faire. De toute façon je ne fais que ça : enchaîner les conneries. Je suis sortis de la chambre faisant face a cette vieille femme qui sur le coup avait je le pense retenu sa respiration. Qu'est-ce quelle m'a fait rire, elle avait peur de moi. C'était donc ça, il faut qu'ils ont tous peur de moi et j'aurai ce que je veux en temps voulu. Il faut que je sois sans pitié, même pas pour Eden. 

Le temps est humide et je ne pense pas que la brune doit être loin. Elle n'a pas de voiture et j'ai son téléphone, peut-être s'est-elle mise à l'abri. Une fois que je la trouve je lui apprendrai, apprendrai que c'est mal de me laisser. De m'abandonner. Je vais la punir. Ouais, il faut que je lui fasse peur pour quelle ne me laisse plus jamais. Jamais. 

Au volant de ma voiture, je suis tendu. Mon pied appuie sur la pédale de frein, j'ai vu quelque chose bouger là-bas dans la ruelle. Je suis descendu de mon véhicule, ma veste en cuir sur les épaules. Je sais qu'Eden a peur quand je la mets elle me donne un côté dangereux, je le savais. J'ai marché tranquillement vers l'obscurité, j'ai sentis son parfum. Elle était là. Elle a voulu m’échapper, j'ai réussis à la retrouver. Je ne pensais pas mettre la main dessus aussi facilement pour être franc. L'endroit n'était pas loin de l'hôtel, qu'a t-elle foutu pendant trois heures alors ? Après tout je m'en fiche. Elle est là et maintenant c'est a moi de jouer. 

Pdv Eden.

Je ne suis pas partie trop loin, espérant que le bouclé cherche plus profondément dans la ville. Mais j'avais l'étrange impression que c'était une mauvaise idée, j'ai ignoré l'appel de ma conscience a m'en aller et peut-être que j'aurais du l'écouter. Sa voiture s'est arrêté devant la ruelle, il a baissé le carreau puis a sourit. Il m'a vu. C'est obligé. Je me suis enfoncé dans le fond de la ruelle, là où le noir prenait le dessus sur la lumière. Harry semblait, différent. Je ne veux pas rester avec lui, je veux plus. Je veux rentrer chez moi et j'en ai marre de tout ça. Rien que sa démarche me fait peur, il est énervé, je le vois dans sa façon de jouer nerveusement avec ses doigts. 

Il s'est arrêté à l'entrée de la ruelle son sourire d'il y a quelques minutes avait disparu, totalement. Perdant patience, il savait que je n'allais pas sortir aussi facilement de mon trou.

« Viens ici. » Il a déclaré froidement. J'en ai eu des frissons dans le dos. Mes lèvres commençaient a trembler, il me fout la chair de poule. C'était un ordre qu'il me donnait là. Je n'ai pas l'habitude d’obéir et ce n'est pas maintenant que je vais le faire. Mais quelque chose me disait que je devais obéir pour ne pas avoir d'ennuis, mais mes jambes étaient incapable de se mouver.

« Eden. Viens ici. » Il a répété et dieu sait a quel point il a horreur de ça. Il s'énerve, les trais de son visage sont tirés vers l'arrière, sa mâchoire se contracte durement. Alors soit je me rend soit je me réveille de ce cauchemar. 

Stamped.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !