Chapitre 18 : Le retour des Ténèbres.

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Il faisait sombre, très sombre. Une odeur d'humidité plânait dans le cachot du manoir Parkinson. Pansy marchait, la tête haute en direction du fond de la pièce. La jeune fille n'était pas vraiment rassurée. Mais il lui avait demandé son aide.

Et ce qui lui avait demandé l'arrangeait bien. Et puis, lui et elle étaient dans le même état d'esprit. L'amour de leur vie aimait une autre personne. Mais ça, Pansy ne le savait pas. L'heure de leur vengeance avait sonné. Cependant, hors de question de tuer son Drago. Une fois la sang-de-bourbe au cimetière, elle le consolerai et il serai à elle.

Mais pour cela, elle devrait le convaincre de le laisser en vie, ce qui s'avèrerai très compliqué. Elle ne savait même pas pourquoi il voulait les tuer. Elle ne lui avait pas posé la question et elle se fichait de ses raisons. Elle poussa une lourde porte en acier et pénétra dans une pièce encore plus humide :

- Que faisais-tu ?!! Voilà une demi-heure que je t'attends !!

- Désolé, j'ai été retenue...

- Tu veux que notre plan fonctionne ?!!

- Oui...

- Dans ce cas, je passe avant n'importe quelle occupation ou personne, compris ?!!

- Oui...

Elle baissa la tête face à ses yeux noirs. Elle le connaissait depuis presque 15 ans mais il l'intimidait. D'un autre côté, elle n'avait que très peu peur de lui. Elle savait qu'il avait besoin d'elle et qu'il lui ferai aucun mal. Enfin, elle était sûre qu'il ne la tuerai pas.

Elle se mordit la lèvre à l'idée de recevoir un Doloris. Elle avait eu la chance de ne pas avoir été maltraité par ses parents. Les Parkinsons aimaient trop leur petite fille pour lui faire du mal. Mais quand elle avait vu Drago couvert de bleus ou recevoir un sortiliège de torture devant ses yeux, c'était, pour elle, comme le recevoir à sa place.

 

- Oh Hermione !

La jeune fille venait de pénétrer dans le salon. Plantée devant la porte, elle regardait Drago comme pour la première fois. Il se leva et voulu s'approcher d'elle mais elle recula d'un pas.

Ce petit geste perça le coeur du jeune homme. Il s'approcha encore doucement et fut soulager de ne pas la voir reculer à nouveau. Elle était tellement belle, même avec la marque de l'oreiller sur la joue et ce t-shirt délavé. Elle était magnifique et plus les jours passaient, plus il l'aimait.

Une fois arrivé près d'elle, il voulu la prendre dans ses bras mais au lieu d'entourer ses bras autour de sa taille, Hermione commença à le rouer de petits coups de poings et se mit à crier en larme :

- Mais...t'étais où ?!! Tu...trouves ça...marrant...de me faire...peur comme...ça ?!!

Il l'a laissa le frapper sans rien dire. Et puis même si ça lui faisait pas mal physiquement, ça le blessait mentalement mais il le méritait. Puis, il la serra fort contre lui et elle se laissa aller dans ses bras, les jambes tremblantes, se laissant porter par le jeune homme.

- Je suis là maintenant. Je te laisserai plus, c'est promis.

- Jamais deux sans trois.

Drago releva la tête et la regarda sans comprendre :

- Tu m'as déjà laissé tomber à Poudlard puis là. Pourquoi tu le ferai pas une troisième fois ?

Il détourna la tête, ne voulant croiser le regard accusateur d'Hermione. Il s'en voulait à un point inimaginable. Il avait laissé la femme qu'il aime plus que tout au monde toute seule et il ne se le pardonnerai jamais.

Il parait que chacun à une âme soeur. Une personne dans le monde qui nous est destiné et à laquelle on ne peut pas échapper.

Bien sur, plus de la moitié des gens ne rencontre jamais leur âme soeur mais ceux qui ont la chance de le rencontrer doivent tout faire pour ne jamais la perdre.

C'était le cas de Drago.

Il le savait.

Hermione est son âme soeur et il ne voulait pas la perdre et ferai, à présent, tout pour que ça n'arrive jamais.

Ils déjeunèrent tous dans la joie et la bonne humeur de s'être tous retrouvé et d'être enfin réunis. Ron les quitta et rentra chez lui, rejoindre sa femme et son fils. Ils montèrent ensuite se coucher et le calme s'installa sur Godric's Hollow.

Drago et Hermione étaient couchés enlacés et regardaient le plafond, chacun plongés dans ses pensées. Drago était mort d'inquiètude vis-à-vis de sa dulcinée.

Il la savait en danger. Son père ne tarderai pas à les retrouver. Quant à Hermione, ses songes étaient plus doux. Elle était enfin heureuse et mettait de côté l'idée qu'ils pourraient être à nouveau séparés.

Soudain, une explosion retentit. Ils surautèrent et sortirent du lit en trombe. Albus pleurait dans les bras de Ginny et James se serrait contre sa jambe.

Harry devala l'escalier et sortit dehors. Drago voulut le rejoindre mais Hermione le retint :

- Non, je veux pas que tu y ailles...

- Pourquoi ?

- Je veux pas te perdre...

- Voilà qui m'étonne de toi, Hermione. Tu vas même pas voir ce qui se passe alors qu'avant, t'aurai été la première a sortir. Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien.

Drago l'a regarda, sceptique. Il la laissa mais elle savait qu'il reviendrai à la charge.

La maison de Bathilda Toudesac venait d'exploser. La vieille historienne était décédée depuis la guerre, tuée par Voldemort mais la maison était resté intacte depuis sa mort.

Mais là, le feu la ravageait. Les deux jeunes hommes éteignirent le feu grâce à des Aguamentis. Il ne restait plus rien de la maison de Balthilda.

Une fois l'incendit éteint, ils regardèrent autour d'eux, au cas où le responsable serai encore dans les parages. Personne. Pourtant, Drago se sentait épié, observé.

Harry envoya un Patronus au bureau des Aurors pour les prévenir. Des renforts furent envoyés dans le village.

A l'ombre d'un arbre, sur le haut de la colline surplombant le village, un homme les observait, un sourire en coin. Ce n'était qu'un avertissement. Le monde sorcier pensait être hors de danger depuis la chute du Lord.

Il allait leur montrer qu'il ferai régner la terreur bien mieux que le Maître des Ténèbres. Si on ne lui donnait pas ce qu'il voulait, il les détruirai tous, les uns après les autres.

Une mort lente et douloureuse. Il sourit de plus bel à cette idée. Ils l'avaient fait souffrir alors il les ferai souffrir à son tour. Sa vengeance était en marche. Ce n'était plus qu'une question de temps.

Destiné a s'aimer (Together) DramioneLisez cette histoire GRATUITEMENT !