Minho se rappelait avoir super mal dormi cette nuit là. Il avait passé son temps à se tourner et se retourner dans son lit de fortune, la tête pleine de cauchemars. 

Il se voyait courir dans le Labyrinthe avec Newt, comme dans les débuts, seulement il faisait noir et Newt s’éloignait de plus en plus sans que Minho ne puisse le suivre. Puis soudainement un Griever surgissait et attaquait Newt toutes armes dehors. Minho essayait de le rattraper mais il était lent, comme s’il marchait dans des sables mouvants. Newt n’avait aucune chance, le Griever était déjà sur lui et le balançait contre les parois du Labyrinthe, le bloquant pendant qu’il le déchiquetait de toutes ses lames. Les cris de Newt étaient terrifiants, à glacer le sang. Minho se débattait en hurlant contre ses jambes qui refusaient d’avancer. Il ne quittait pas la scène des yeux, les cris de son pote se transformaient en gargouillis. 

Le monstre finissait par abandonner le corps, il s’enfuyait en passant près de Minho, l’ignorant. Minho était à quelques mètres, toujours coincé, mais il voyait déjà une mare de sang se répandre autour du blond. Il était foutu. Il était mort.

Minho se réveilla en sursaut, un cri lui brûlant la gorge. Il jeta un oeil alentour, il n’avait réveillé personne. Il était en nage et son coeur battait à cent à l’heure. Des larmes coulaient le long de ses joues et mouillaient son oreiller. Pourquoi ça me met dans un état pareil ? ragea-t-il en essuyant ses larmes d’un geste brusque. Il regarda par la fenêtre entrouverte. Le soleil n’allait pas tarder à se lever, parfait. 

Il sortit de son lit, prépara ses affaires rapidement, avala son petit déjeuner et se planta devant la porte Est du Labyrinthe, attendant qu’elle s’ouvre. Elle ne tarda pas, et le grondement sourd et familier retentit alors que le mur se séparait en deux. Minho ne perdit pas une seconde et se jeta dans le Labyrinthe. 

Il accéléra jusqu’à son rythme habituel et longea les différentes allées. Il n’avait qu’une idée en tête : trouver l’endroit précis de la chute de Newt. C’était certainement stupide, il n’y avait, de une, aucun intérêt à cela, et de deux, Newt n’avait peut être laissé aucune trace, et Minho l’espérait fortement. Il était parti si vite la veille qu’il n’avait même pas pris le temps de demander au blond s’il allait bien, s’il était en danger, blessé, ou autre. Quel abruti ! 

Il courait depuis plusieurs heures déjà quand il aperçut au loin une tâche sombre sur le sol. Pour l’avoir parcouru très souvent, il savait que rien ne changeait, et sûrement pas la couleur du sol. Il ralentit et s’arrêta devant. 

La tâche était large, et c’était de toute évidence du sang coagulé. Minho serra les dents. Newt avait dû en perdre une sacrée quantité. Il regarda alors en l’air, mesurant la hauteur des lierres. Les murs du Labyrinthe était très très hauts. Certes les lierres ne montaient pas jusqu’au sommet, mais il n’y avait pas une grande différence à dire. Ils mesuraient plus d’une vingtaine de mètres. Minho était incapable de préciser, et il réalisa que Newt avait une chance de dingue d’être encore en vie. Minho aussi. Il ne pouvait imaginer sa réaction si Newt avait été mort.

Finalement, il quitta l’endroit, se remit au travail et se promit de faire ses excuses à Newt le soir même. Minho comprenait maintenant qu’il était ce qui se rapprochait le plus pour lui d’un ami. Il regrettait toutes les fois où il avait écourté leurs conversations pour aller se coucher, pour se sauver. 

Newt le mettait mal à l’aise. Il ne voyait pas pourquoi, le blond était sympa avec lui. Minho repris son rythme. Il avait pris sa décision, ce soir il s’excuserait et désormais il ferait un effort pour discuter avec lui. Il était en grande partie responsable. S’il l’avait écouté, peut-être aurait-il réalisé le danger, peut-être aurait-il pu l’aider. 

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