Partie 1 sans titre

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        Tout à commencé un soir de juin. Ce soir là on s'est échangé nos numéros, et c'est par la même occasion qu'on s'est réellement parlé pour la première fois. Ce soir là, je n'imaginai pas encore tout ce qui allait nous arriver. L'été est arrivé, et on ne s'est pas vu pendant plus de deux mois. Mais on parlait tous les jours. Et je savourais chaques instant, chaques paroles, et chaques moments où je te parlais. J'étais heureuse tout simplement.


        Puis la rentrée est arrivée et on s'est vu. Peu de temps après, quelques jours seulement, alors qu'on parlait par sms, tu m'as envoyé un message dont je me souviendrais toute ma vie. Tu m'as dis: "Ce que je veux, c'est toi.". C'était la première fois qu'un garçon me disait ça. Je ne savais pas quoi de te dire. Je t'ai demandé de me laisser y réfléchir. Mais je n'y ais réfléchis que quelques minutes. Et je t'ai dis oui, pour sortir avec toi. Le lendemain on devait se voir, à la sortie des cours. J'ai réfléchis toute la journée, tournée et retournée ça dans ma tête toute la journée. Lorsque je t'ai vu, je t'ai tout avoué. Je t'ai dis que j'y avais pensé toute la journée et que je ne pouvais pas sortir avec toi à cause de la différence d'âge, alors que deux ans et demi d'écart ce n'est pas si grand. Mais pour moi à ce moment là ça l'était. Tu m'as dis ok. Juste ça. J'ai cru que tu le prendrais plus mal. Mais non. Enfin c'est ce que j'ai cru sur le moment. Car tu m'en as voulu après. Tu m'as envoyé des messages pour me dire à quel point ce que je venais de faire était ridicule. Et ça l'était c'est vrai. Alors pendant une semaine on ne s'est plus parlé. Et ça m'a fait du mal. Ca m'a fait réaliser à quel point je tenais à toi. Mais pas autant que maintenant. Car l'histoire ne s'arrête pas là évidemment.

        Peu à peu on s'est reparlé, et rapidement on est redevenue aussi complice qu'avant. Mais c'est alors qu'une fille est rentrée dans ta vie. Tu es sorti avec elle, tu l'as aimé, et moi pendant ce temps je vous regardais, heureux. J'enviais cette fille, j'étais jalouse. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle prenait mon bus, et qu'on était au même arrêt. Mais malgré le fait que tu sortes avec elle, tu continuais à me parler. Tous les soirs. Je me disais alors que peut-être tu tenais à moi, mais pas autant qu'à elle. Tu me parlais de ta relation avec elle, et un jour tu m'as dis que tu ne savais plus si tu l'aimais. Deux ou trois jours après m'avoir dis ça, tu as rompus. Quand tu me l'as annoncé, j'étais contente intérieurement car je me disais que j'avais peut-être une autre chance alors, mais extérieurement j'étais triste pour toi car tu allais mal. Tu m'as alors de nouveau demandé de sortir avec toi, quelques jours après, car tu m'as dis que tu m'aimais encore, et que cette fille ce n'était qu'un passage. Et une nouvelle fois je t'ai dis oui. Le vendredi avant les vacances de la Toussaint, on devait se voir au tennis, pour officialiser notre relation. Mais la encore une fois je n'ai pas pu. Et je t'ai dis non. Et cela fut le deuxième vent que je te mis.

        Mais cette fois-ci tu as réagis plus calmement, mieux. Tu m'as dis que ça allait. On a donc continuer à se parler. Tous les soirs aussi. Certes au début pas trop, mais au fur et à mesure, comme avant. On en est même arriver à se donner des surnoms, et à se dire "Je t'aime". Mais amicalement bien sur. A la rentrée, après les vacances de la Toussaint, on s'est revu au lycée, et au tennis. Avant le tennis, on se voyait environ une demie heure, on parlait et on se faisait des calins. C'était mon moment préférée. Etre dans tes bras, sentir ton odeur, ton parfum, la chaleur de ton corps. Je me sentais si bien avec toi. Et c'est là que j'ai vraiment commencé à t'aimer. Puis arriva le mois de décembre, et entre temps tu m'avais redemandé de sortir avec toi. Pour la troisième fois. Et je savais qu'après ça je n'aurais plus de chance. Et donc bien sur j'ai dis oui. Enfin pas totalement, car j'hésitais. Pas parce que je ne t'aimais pas. Mais parce que j'avais peur. Peur du regard des autres, peur de la réaction de mes parents par rapport à notre différence d'âge, peur de ne pas réussir et de ne pas te rendre heureux. Tu m'avais donné une échéance. Ce jour là j'étais arrivée au tennis, lieu où on devait se rejoindre comme d'habitude, avec une réponse. Au départ c'était oui. Mais ça tu ne l'as jamais su. Et tu ne le sauras sans doute jamais. Car juste avant de me déposer au tennis, mon père m'avait dis dans la voiture quelque chose, et ce qu'il m'a dis ma faite changer d'avis. Je suis donc arrivée au tennis et je t'ai dis non. Pour la troisième fois. On est alors parti chacun de notre côté. Et le lendemain j'ai essayé de t'écrire. Mai tu ne voulais pas m'écouter. Tu m'as seulement dis que ce je venais de faire était pitoyable, que je devrais avoir honte de t'avoir faire attendre et espérer autant pour rien, et que t'avais pitié de moi. Et cette fois-ci, c'est pendant plus de deux semaines qu'on ne s'est pas parlé. Deux interminables semaines. Tous les jours je pensais à toi.

        Aujourd'hui tout va mieux. Beaucoup mieux même. On s'est expliqué, on a parlé, et tout est redevenu comme avant. Parfois j'ai même l'impression qu'on est beaucoup plus complices qu'avant. On se donne parfois des surnoms, on se dit "Je t'aime" tous les soirs, et on se parle tous les soirs. La seule chose qu'il n'y a plus se sont les calins. Et tout ça me manque. Tu me manques. J'ai beau te parler tous les jours, tu me manques quand même. Car celà fait quelques mois que chaques jours, chaques heures, je pense à toi. Il n'y a pas un instant sans que je pense à toi, sans que tu hantes mes pensées. Tu m'obsèdes. En fait je me suis rendue compte que je t'aimais. Mais cette fois-ci c'est différent des fois précédentes. Je t'aime vraiment. Beaucoup plus qu'avant. Je suppose qu'avant je ne t'aimais pas vraiment alors. Je tiens à toi plus que tu ne peux l'imaginer. Chaque jour je n'ai qu'une hantise, qu'une peur, c'est que tu m'annonces que tu aimes une fille, une autre que moi, et qu'entre vous c'est le grand amour. Chaque jour je redoute cet instant. Et je sais qu'il arrivera tôt ou tard.

        Sache que maintenant je n'ai plus peur. Ou beaucoup moins qu'avant. Maintenant je suis prête à ce que l'on soit ensemble. Bien sur j'aurai toujours une appréhension, par rapport au regard des gens et à la réaction de mes parents. Mais ce n'est plus grave. Et malheureusement pour moi, j'ai beau pensé ça, c'est trop tard. Car tu as trop souffrert à cause de moi, tu t'es trop fait d'illusions, et tu me vois seulement en tant qu'amie désormais. Et je sais qu'il n'y a plus de chance, ou vraiment une infime chance, pour qu'un jour tu me redise que tu m'aimes et que tu veux sortir avec moi. Alors je fais avec. Je veux garder ton amitié, et je ferai tout pour la préserver.

                        Car la seule chose que je redoute plus que tout, c'est de te perdre à jamais.

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