chapitre seizième

3.1K 265 12

Pdv Harry Styles

Après ce petit incident avec Eden, j'ai décidé de prendre l'air. De réfléchir. De m'évader. D'oublier. Je suis sortis de l'hôtel sous les yeux inquiets de l'employée du hall. Vous voyez celle qui nous a donné les clefs. Je sais vraiment pas ce quelle a mais elle va pas me taper sur les nerfs longtemps.

L'air frais m'a surprit, je ne m'attendais pas a ce qu'il fasse si froid. J'ai fermé ma veste avant de m'aventurer où bon me semblait. J'ai commencé a descendre les petites marches et mes pieds se sont retrouvés dans le sable. J'ai retiré mes chaussures, il commence a se faire tard. Je suis bien le seul taré qui se promène au bord de la mer a cette heure là. La preuve il n'y a que moi à l'horizon. Je réfléchis, je pense mais tout me reviens à elle. Eden. Pourquoi suis-je aussi attaché a elle sans même véritablement la connaître. Car après tout, c'est vrai. Je ne connais que son prénom et que son père est flic aussi. Si elle réussit a avoir contact avec le monde extérieur elle peut l'appeler et je serais dans la merde. Mais finalement je m'en contre fiche. Car il y aura bien un jour ou tout va finir. Je le sais. Même si c'est dur a avaler je le sais et j'en suis conscient.

Que c'est beau les vagues, putain que c'est beau. Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi beau -sauf Eden-. J'espère quelle ne m'en voudra pas pour ce qu'il s'est passé toute à l'heure. C'est plus fort que moi, je dis tout haut ce que je pense tout bas. Quel con je suis. Je n'ai jamais cessé de l'être. Je rate ma vie et je ne fais rien pour l'améliorer. En même temps, une fois que c'est foutu, c'est foutu. Tu peux plus rien faire. Quand cette lueur disparaît dans tes yeux, elle ne peut plus revenir comme par magie. Vous avez déjà vu quelque chose de complètement disparu revenir ? Non. Car ce n'est pas possible. Mon envie de vivre n'est même plus là. Je n'aurais même pas la force de bouger mes fesses si une voiture fonce vers moi à cent kilomètres heure. La flemme. Et puis ce n'est rien. C'est que moi. Ouais, moi.

Mes pieds pataugent dans l'eau froide, la mer est tellement belle. J'aimerai avancer dans cette dernière afin d'y percer ses secrets les plus sombres. Sur le moment je m'en contre fou de tout. Et je m'enfonce dans l'eau, mes habits sont trempés et je m'en bas les reins. Comme ci la mer, le bruit des vagues et le vent dans mes cheveux me berçaient. Je suis comme hypnotisé. En soif d'un avenir meilleur. Je ferme les yeux et continue malgré tout. Je fraye mon passage entre les vagues et c'est comme ci elles me laissaient passer. Je crois que les quelques verres que j'ai bu avant de partir me font disjoncter. J'aime être bourré puisque que quand tu l'es t'as l'impression de nager dans le bonheur. Et c'est ce que je n'ai pas lorsque je suis sobre. Le bonheur. Je passe une main dans mes cheveux peignant ma tignasse bouclé.

Alors que tout devient noir et que je commence enfin a voir Peter Pan voler autour de moi je suis brusquement reconnecté avec la réalité. Je suis tiré de l'eau et mes poumons explosent lorsque l'air y parvint.

« Mais putain t'es complètement jeté! » Elle est devant moi, les cheveux trempés, les habits dans le même état. Qu'est-ce quelle fait là ? Eden semble énervée mais aussi inquiète, je me demande bien pourquoi. Elle prend fermement ma main avant de me tirer vers la terre ferme. Je regarde derrière moi, suis-je allé trop loin ? Encore. Je suis tellement cinglé que je me suis même pas rendu compte que j'étais en train de me noyer. Vous vous rendez compte.

Nous sommes tout les deux frigorifiés et elle tremble comme une feuille. Le silence est lourd alors que nous marchons dans le sable dur. Le vent s'est levé et gronde toute sa colère contre nos dos. Ses cheveux se mêlent ensemble tandis quelle essaye de ne pas lâcher ma main. Puis soudain, elle s'arrête. Comme ça, sans prévenir. Elle se retourne, se mort la lèvre et me colle une gifle. Je ne l'ai pas vu venir, je l'avoue. Ma tête bascule sur le côté avant que ma joue ne commence a picoter.

« Espèce d'imbécile ! Si je n'aurais pas été là comme tu aurai fais hein ! » Elle me hurle littéralement dessus, elle explose. Dans ses yeux je vois la rage mais aussi la peur. Elle a eu peur.

« Ce que j'aurais fais tu dis ? Je n'aurais rien fais. J'aurais laissé la mer m'emporter avec elle au large. » Je ne réfléchis même pas a ce que je dis. Elle fronce les sourcils puis ferme fortement les yeux. Elle essaye de ne pas s’énerver.

« Harry tu as bu ? » Elle demande enfin. Tout sauf ça. Pas ce regard de pitié non. Pas elle. Elle ne peut pas éprouver de la pitié envers moi. C'est pas possible.

« Juste un verre. » Mensonge, mensonge, mensonge. Et elle semble l'avoir remarqué aussi. Elle tapote du pied. Ça me stresse.

« Bon d'accord huit ou neuf j'sais plus en fait. » Puis je commence a rigoler comme un pauvre con. Ouais, j'me tape une barre tout seul. Elle ne dit plus rien et nous arrivons enfin à l'hôtel. J'essaye d'étouffer mon rire dans les couloirs même si c'est je l'avoue la chose la plus dure de toute ma vie. J'ai envie de profiter. J'ai envie d'être vivant. De me sentir vivant.

La porte s'ouvre et Eden me fait passer avant, je ris pour la énième fois et manque de tomber. L'alcool ça me réussit pas. Je m'écroule sur le lit, je veux faire une fête. Je veux inviter Katy Perry. Et Michael Jackson aussi. Je veux mes parents aussi. Je veux ma petite famille. Je veux être aimer.

Alors que je croyais qu'Eden allait me passer un savon, je la vois traverser la pièce avant de regarder a travers la fenêtre. Celle qui donne sur la mer. C'est peut-être grâce à elle quelle m'a vu. Peut-être que oui, peut-être que non. Je ne sais pas.

« Qu'est-ce que tu veux faire ? » Elle me demande tout en regardant toujours la mer s'éloigner. Je réfléchis. Je veux faire une big party avec Justin Bieber et des girafes en plastique.

« Je veux m'amuser et ne plus m'en souvenir demain matin. » Elle hoche la tête, comme ci j'avais dis la bonne réponse. Elle se tourne vers moi souriante, je ne comprends vraiment rien au fille. Eden prend la bouteille de vodka que j'ai laissé sur la table de chevet précédemment et commence a boire plusieurs gorgés avant de grimacer.

« Très bien, amusons-nous alors. » Dit-elle en me tendant la bouteille. 

Stamped.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !