Chapitre 2

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Ce soir là, il m'est arrivé quelque chose d'à la fois effrayant et magique. Ou plutôt, quelque chose d'irréel et de sorcier. Jugez par vous-même.
Sur le chemin du retour, songeant de choses et d'autre, je ne remarquai pas que Jelly me distançait de plus en plus (on rentre ensemble car on est voisine) et je sursautai lorsque elle me hurla, hilare :
« Bon, Elisa, si tu veux penser à ton homme idéal, c'est ton droit. Mais tu feras ça chez toi ! Nos mères nous attendent pour 18h00 et il est déjà 17h40 ! Tu as perdu une demi-heure à rêvasser ! »
Prenant enfin conscience que nous étions en effet en retard (nous étions à au moins à 30 minutes de chez nous), je me pris soudain pour Usain Bolt et fit un sprint que même M. Gardiet, mon professeur de sport, aurait applaudit sachant que d'habitude je suis parfaitement nulle en sport.
On arriva (heureusement) pile à l'heure et au moment de se quitter, Jelly me lança un « N'oublie pas de prendre des feuilles simples !» accompagné d'un clin d'œil complice.
En entrant dans la maison, je pris un biscuit dans la cuisine, marmonna un « B'jour » à ma mère et partis faire mes devoirs dans ma chambre.
Je posai mon sac en réfléchissant où j'avais bien pu mettre ma réserve de feuilles simples. Balayant la pièce du regard je me rendis compte que la seule et unique feuille qui me restait était sur mon bureau. Je m'assis et sortit ma « pochette à feuille » en me disant que c'était mieux que rien. Je retournai la feuille pour vérifier qu'elle était bien vierge... Et ce que je vis me coupa le souffle : écris en rouge, un texte dégoulinait sur la feuille. Tel était la phrase écrite : « Les yeux vairons et le borgne ne doivent pas rencontrer une nuit de lune absente ».
Comme dans les films d'horreur...
Je m'évanouis. À mon réveil, le texte avait disparus...mais pas la feuille...

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