Accusé de reception [NDA : contenus violent]

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AVERTISSEMENT : CHAPITRE EXTRÊMEMENT VIOLENT

Entrée au commissariat :
lettre à destination de l'inspecteur Morné. Envoyée de : hôpital psychiatrique de Butterbury - Roméo Ladir.
Arrivée cachetée.

  Inspecteur;

Comme convenu lors de votre visite, je vous écris pour partager le calvaire que j'ai vécu entre les mains de Hugué.

Je sais que je dois me faire à l'idée que mon histoire sera étalée au monde entier. Hugué va devenir un de ces tueurs en série que des gamines vont vénérer tandis que je resterai la victime, humiliée et oubliée.

Je suis malheureusement habitué aux moqueries et humiliations, nous vivons dans un monde ou être homosexuel est être condamné à être mis au banc de la société. Les agressions homophobes, les insultes, peu de mon s'en préoccupe.

Vos forces de polices ne font rien ou très peu. Une mascarade, c'est tous ce que vos officiers peuvent nous offrir comme aide. Ou alors c'est de notre faute. « Il ne faut pas le dire, il faut ce comportez, je cite, ' comme des vrais mecs', pourquoi avez vous choisi d'être gay ? »

Monsieur Morné, dite à vos officier que l'on ne choisis pas.

Dite à vos officiers que ma communauté souffre de ne pas être reconnue et protégée.

Dite à vos officier que « Protéger et servir » n'est pas qu'un slogan, mais leurs devoirs.

Maintenant, place à mon calvaire. Je n'en ai parlé à personne, cela reste, jusqu'à mon témoignage au procès entre vous, moi et mon avocat.

Si une seule information fuite, je vous poursuivrai en justice.

Je n'ai plus peur de rien monsieur Morné. Après ce que j'ai vécu, j'ai faim... De justice... Mais je n'ai aucune foi en la justice, nous la connaissons que trop bien vous et moi. Nous savons qu'un deal sera fait avec la procureure. Que monsieur Hugué et son laquais Watson finiront au trou, oui, mais au fond de nous, nous voulons qu'ils souffrent. Comme des chiens. Que leurs deals avec la procureure permettra aux familles des disparus de savoir le sort de leurs proches, d'accord. Que ces deux porcs jouissent d'une vie de privilégiés en prison, car je le sais, les détenus dont les crimes ont fais la une des journaux finissent souvent dans des cellules et des sections privilégiées car ils sont en danger avec les autres détenus.

Je ne me fais plus d'illusion, d'un côté moi qui souffre et souffrira toute ma vie de ces sévices, qui devra quand même trouver un travail, faire des études, faire des sacrifices dans ma vie... Eux seront logés, nourris, blanchis grâce aux impôts que je payerai, que vous payez.

Voilà, ce que j'avais sur le cœur à ce propos.

Je vais maintenant vous écrire ce que vous vouliez. Cela sera direct. Autant tout lâcher d'un coup.

Je me rappel avoir été au téléphone avec vos services de police d'urgence. Mon interlocutrice m'as dit de m'enfermer dans ma salle de bain. Oui j'étais saoul, j'ai plaisanté avec l'interlocutrice, j'ai perdu du temps. Bref.

En montant les escaliers tant bien que mal, un bras m'as attrapé par derrière, et à essayer de me mettre un tissus sur le nez et la bouche. Du chloroforme je pense. En tous cas l'odeur était désagréable. J'ai reculer mon visage, j'ai vite compris qu'on essayait de me faire du mal. Je me suis débattu, tapé dans les murs, essayé d'arracher la peau de mon agresseur, au niveau des bras, au cas où on retrouve mon cadavre, vous auriez pu, peut-être, retrouver de l'ADN dans mes ongles.

Le son des clochesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant